Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Yémen : Enlèvement du vice-consul saoudien à Aden




Des hommes armés ont enlevé mercredi matin le vice-consul saoudien à Aden, principale ville du sud du Yémen où le réseau d’Al-Qaïda tente de conforter sa présence, a indiqué la police.
Le vice-consul, Abdallah al-Khalidi, a été enlevé alors qu’il sortait de son domicile dans le quartier de Mansoura par des hommes armés non identifiés, a précisé une source policière, sans pouvoir indiquer où il avait été conduit.
A Ryad, un responsable saoudien qui a refusé d’être identifié a affirmé à l’AFP qu’il jugeait «probable» l’enlèvement du vice-consul.
«Il est sorti de son domicile et a disparu, mais sa voiture est toujours à sa place. Il est probable qu’il ait été enlevé», a-t-il dit.
Le responsable a indiqué que l’ambassade d’Arabie saoudite au Yémen avait «établi des contacts au plus haut niveau avec les autorités yéménites à ce sujet».
Une source de la police yéménite a assuré que l’enlèvement n’avait «aucune dimension politique» et que le vice-consul avait été l’objet de menaces à plusieurs reprises au cours des derniers mois en raison de «conflits personnels» avec des personnes à Aden.
Des hommes armés l’avaient ainsi intercepté et volé sa voiture il y a quatre mois. Une bombe avait été lancée sur son domicile et il avait reçu des menaces par SMS, selon la même source.
Aden est la principale ville du sud du Yémen, où des combattants liés à Al-Qaïda contrôlent déjà plusieurs localités, profitant de l’affaiblissement du pouvoir central en raison de la révolte populaire qui a abouti au départ du président Ali Abdallah Saleh.
Le réseau Al-Qaïda contrôle notamment depuis fin mai 2011 la ville de Zinjibar, chef-lieu de la province sudiste d’Abyane et plusieurs localités proches d’Aden.
Al-Qaïda a intensifié ses opérations depuis le 25 février, date à laquelle le vice-président Abd Rabbo Mansour Hadi a succédé officiellement au président Saleh qui est resté au pouvoir pendant 33 ans.
Les enlèvements d’étrangers sont fréquents au Yémen, et sont le plus souvent le fait de tribus voulant faire pression sur le gouvernement.
Un diplomate saoudien avait été enlevé en avril 2011 à Sanaa par une tribu en raison d’un différend financier entre l’un de ses membres et un homme d’affaires saoudien. Il avait été libéré dix jours plus tard.
En novembre 2010, un médecin saoudien avait été enlevé dans le nord du Yémen par des hommes armés réclamant la libération de neuf activistes d’Al-Qaïda détenus au Yémen et en Arabie saoudite, et avait été relâché à la suite d’une médiation tribale.

Libé
Jeudi 29 Mars 2012

Lu 255 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs