Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Washington condamne les tirs de missiles de l’armée syrienne sur Alep


La Coalition annonce son retrait des réunions internationales



Washington condamne  les tirs de missiles de  l’armée syrienne sur Alep
Les Etats-Unis ont fermement condamné les tirs de missiles sur la ville syrienne d'Alep (nord), au lendemain de l'annonce par l'opposition syrienne qu'elle suspendait sa participation à plusieurs rencontres à l'étranger pour dénoncer le "silence international sur les crimes" commis par le régime. Les trois missiles sol-sol ont fait 58 morts, dont 36 enfants, selon un nouveau bilan établi dimanche par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Dans le même temps, la Coalition de l'opposition a annoncé la création prochaine d'un gouvernement en zone rebelle qui, selon des experts, devrait lui permettre de rattraper son retard sur les groupes islamistes implantés sur le terrain et pousser à l'action une communauté internationale récalcitrante.
Le chef de la Coalition, Ahmed Moaz al-Khatib, a affirmé que le retrait de l'opposition des réunions internationales était "un message de protestation adressé à tous les gouvernements du monde qui voient comment le peuple syrien est en train d'être tué et ne font que regarder".
Ce cri est lancé alors qu'aucune issue n'est en vue dans ce conflit qui a fait selon l'ONU plus de 70.000 morts en près de deux ans.
La Coalition, reconnue par plusieurs pays occidentaux comme le représentant légitime du peuple syrien, a aussi annoncé son intention de former un gouvernement chargé de gérer les territoires rebelles. Elle se réunira le 2 mars à Istanbul pour décider de la composition de ce cabinet "provisoire" et choisir son chef.
Sur le terrain, les violences ne montrent aucun signe de répit, faisant samedi au moins 64 morts, dont 34 civils, à travers le pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui s'appuie sur un large réseau de militants et de sources médicales civiles et militaires.
Et selon une source militaire s'exprimant sous couvert de l'anonymat, des renforts sont en route pour l'aéroport international d'Alep, où des combats opposent soldats et rebelles "qui ont utilisé des matériaux explosifs sur les routes pour essayer d'empêcher la progression des troupes". Dans la province de Deir Ezzor (est), les rebelles ont pris le contrôle total d'Al-Kibar, un site détruit en 2007 par Israël qui soupçonnait Damas d'y abriter des activités nucléaires.  De violents combats ont éclaté dans la nuit de samedi à dimanche, à la frontière entre la Syrie et le Liban, quelques heures après la mort d'un Libanais par des tirs en provenance du côté syrien, entre l'armée syrienne d'un côté et des hommes armés de l'autre, selon un responsable des services de sécurité libanais. La source n'a pas fait état de victime dans l'immédiat.

AFP
Lundi 25 Février 2013

Lu 325 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs