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Vive le foot samba-suspense !




Vive le foot samba-suspense !
Une avalanche de buts au premier tour, une intensité dramatique incroyable pour la phase d’élimination directe: le Mondial-2014 mélange samba et suspense pour le plus grand bonheur des fans de foot, au Brésil ou devant leurs écrans.
 
Un tournoi fou?
Deux images résument le tournoi. L’Espagne, tenante du titre qui se fait «fracasser» (5-1) par les Pays-Bas au premier tour, pour le côté festival offensif. Et les larmes du gardien du Brésil Julio Cesar juste avant la séance de tirs au but qui lui sourit pourtant face au Chili (1-1 a.p.; 3 t.a.b à 2) en 8e de finale, pour le volet émotions.
Gérard Houllier, aujourd’hui membre du groupe d’étude sur la technique du jeu à la Fifa, est conquis. «On voit un football de top niveau, des grands matches, beaucoup de buts, et une telle intensité dramatique: 5 matches ont été en prolongation en 8e de finale, c’est du jamais vu depuis 1938», a-t-il souligné mercredi devant la presse à Rio.
Et comment l’ex-coach de Liverpool juge-t-il ces joueurs qui pleurent aux moments cruciaux comme Julio Cesar ? «J’aime ce genre d’émotions. Vous n’avez pas cette intensité dans les autres sports, car la meilleure équipe n’est pas sûre de gagner. Tout peut arriver».
 
Un effet Brésil?
Le fait de jouer au Brésil, pays des Pelé, Garrincha, Ronaldo «O Fenomeno», peut-il expliquer ce «jogo bonito», ce «beau jeu» ? «Peut-être que c’est le pays», concède l’ancien entraîneur, avant d’avancer une autre théorie: «En tout cas, les équipes sud-américaines sont agressives, je ne les vois pas jouer comme ça d’habitude loin de leurs bases, elles ont du mordant». Et d’éclater de rire: «Euh, je n’aurais pas du dire mordant pour l’Uruguay avec ce qui s’est passé pour Suarez, ne vous méprenez pas». «Disons plutôt que les équipes sud-américaines, comme l’a montré le match Brésil-Chili, concentrent toutes les qualités: des schémas de jeu audacieux, la technique, un bon état d’esprit, l’énergie, le désir de bien faire», explique l’ancien sélectionneur des Bleus.
 
Quelle différence 
avec 2010?
Avec 145 buts marqués en 52 rencontres, le Mondial-2014 au Brésil avait déjà atteint le nombre de buts total du Mondial-2010 en 64 matches. Après les 8e de finale, le total de buts est de 154 en 56 rencontres. Et il reste encore 8 matches à jouer, ce qui fait dire à Houllier «que le record de buts dans un Mondial, qui est de 171 en 1998 en France, peut être battu», si la moyenne actuelle de 2,75 buts par match perdure. Au-delà, quelle est la grande différence avec 2010 ? «La grande différence c’est que cette Coupe du monde est la plus rapide de tous les temps, le tempo est si élevé, ça va si vite», détaille l’ancien entraîneur de Lyon.
 
Les attaquants, raison 
du succès ?
«C’est dû en grande partie à la qualité des attaquants, il n’y avait pas autant d’attaquants de ce niveau en Afrique du Sud», acquiesce Houllier.
Et de citer l’amorti poitrine-reprise de volée du Colombien James Rodriguez contre l’Uruguay (2-0) comme «sans doute un des plus beaux buts du tournoi».
Le technicien n’oublie pas non plus les «Neymar, Messi, Benzema, Van Persie, Robben, ces leaders buteurs».
Mais Houllier salue aussi le travail «au milieu de terrain» en parlant de «phases de transition très rapides car l’espace et le temps manquent en raison du tempo élevé». Il retient ainsi des «moments magiques quand une équipe perd la balle et l’autre la gagne, ça va si vite après».
Pour l’ancien manager des «Reds» de Liverpool, beaucoup d’équipes jouent à «trois défenseurs» ce qui nourrit l’atmosphère offensive de ce Mondial. «Certaines équipes commencent à quatre défenseurs, mais dans le jeu, comme le Brésil, les deux axiaux restent en bas et un milieu se met devant eux, alors que les deux latéraux sont montés en attaque», décortique-t-il.
 
Le Brésil restera-t-il 
sans suite?
Et comment Houllier voit-il l’avenir ? L’effet Brésil s’estompera-t-il en 2018 en Russie ? «Non, ça va continuer, il y aura autre chose, chaque compétition donne une évolution, un rythme au foot», confie le spécialiste, optimiste. Rendez-vous en Russie.

Vendredi 4 Juillet 2014

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