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Violents combats et pluie de bombes sur Alep

L'ONU prolonge d'un an son enquête sur les attaques chimiques




Violents combats et pluie de bombes sur Alep
Les habitants des quartiers rebelles d'Alep étaient terrés chez eux vendredi en raison d'intenses raids du régime syrien, précédés dans la nuit par des combats au sol d'une extrême violence, selon le correspondant de l'AFP et une ONG.
Au quatrième jour consécutif de bombardements sur la partie de la ville tenue par les insurgés, le régime visait vendredi matin le quartier de Massaken Hanano et les immeubles tremblaient à chaque frappe aérienne, d'après le journaliste de l'AFP et l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
La veille au soir, des barils d'explosifs et des bombes s'étaient abattus jusqu'à minuit sur plusieurs quartiers rebelles et les habitants avaient éteint les lumières de leurs maisons par peur d'être visés dans la nuit, a indiqué le correspondant de l'AFP.
Dans la nuit, des combats ont opposé les rebelles aux forces prorégime à Cheikh Saïd, un quartier du sud d'Alep que l'armée tente de prendre depuis plusieurs semaines.
"Les affrontements sont très violents, avec des bombardements mutuels (d'artillerie)", a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH. "Le régime a progressé dans la zone avant d'être repoussé par les rebelles".
Ces derniers ont lancé une quinzaine de roquettes sur la partie gouvernementale de la métropole du nord syrien, sans faire de victime, d'après l'OSDH.
Après une suspension d'un mois des bombardements du régime du président Bachar al-Assad sur les quartiers rebelles d'Alep, les tirs d'artillerie et les largages de barils d'explosifs ont repris mardi et ont déjà fait au moins 65 morts parmi les civils, selon l'OSDH.
Depuis mardi, les avions russes ne sont pas entrés en action dans la ville d'Alep et concentrent leurs frappes sur la province voisine d'Idleb (nord-ouest).
Par ailleurs, le Conseil de sécurité de l'ONU a prolongé jeudi d'un an, jusqu'en novembre 2017, le mandat d'une équipe d'enquêteurs chargés de déterminer la responsabilité d'attaques à l'arme chimique en Syrie. Une résolution en ce sens, soumise par les Etats-Unis, a été adoptée de manière unanime par les 15 pays du Conseil, y compris par la Russie alliée de Damas.
Elle prévoit que le mandat de ce Mécanisme d'enquête conjoint (Joint Investigative Mechanism, ou JIM) pourra ensuite être encore prolongé si le Conseil "l'estime nécessaire".
L'ambassadrice américaine Samantha Power a souligné que "le JIM est un outil essentiel pour lutter contre l'impunité". Elle a affirmé qu'il y avait "des preuves crédibles de nombreuses autres attaques à l'arme chimique menées par le régime syrien".
L'ambassadeur adjoint russe Vladimir Safronkov a, lui, mis l'accent sur "les preuves abondantes de l'utilisation d'armes chimiques par des organisations terroristes" et a souhaité que les enquêteurs "ne cèdent pas à la pression de certains pays" pour blâmer Damas.
Après plus d'un an de recherches, les enquêteurs ont déjà conclu que l'armée syrienne avait répandu par hélicoptère du gaz de chlore sur trois localités du nord de la Syrie en 2014 et 2015 et que le groupe jihadiste Etat islamique (EI) avait mené de son côté une attaque au gaz moutarde en août 2015.
C'était la première fois que Damas était ainsi directement mise en cause et que des unités de l'armée syrienne étaient désignées nommément comme responsables d'attaques au gaz de chlore.
L'ambassadeur français François Delattre a estimé jeudi que le Conseil devait "aller plus loin" et "s'assurer que les coupables soient sanctionnés". "Les conclusions du JIM établissent très clairement les responsabilités du régime" du président syrien Bachar al-Assad, a-t-il dit.

Samedi 19 Novembre 2016

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