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Violents affrontements entre trafiquants de drogue dans les camps de Tindouf

L’un des chefs de bande, Dahi Ould Falli, appartient au clan de Mohamed Abdelaziz




Violents affrontements entre trafiquants de drogue dans les camps de Tindouf
Les camps de Tindouf sont devenus  une zone de non-droit, une plaque tournante et le terrain favori pour toute sorte de trafic d’êtres humains et de drogue, en passant par celui des denrées alimentaires provenant des aides humanitaires détournées et celui des armes destinées aux  activités terroristes dans la sous-région. Et qui dit trafic, dit gangs ou organisations mafieuses qui se disputent le contrôle de ces trafics.
C’est ainsi qu’au cours de la dernière semaine du mois de mai dernier, un sanglant affrontement a opposé deux gangs qui rivalisent dans le trafic de drogue, essentiellement. 
Nuit cauchemardesque pour les populations du camp «Smara», au sud-est de Tindouf, lorsque des membres de la fraction Ahl Al Kacem Oubrahim de Rguibat  de  la daïra de «Haouza» du camp «Smara», connus pour appartenir à un groupe de trafiquants de drogue  conduits par le dénommé «Mdibbzo», s’en sont pris à un gang rival  appartenant  à la fraction «Fokra» dirigée par Dahi Ould Falli.
Cet affrontement a fait plusieurs blessés dans les rangs des deux groupes rivaux, indiquent des témoins oculaires, ajoutant que le  domicile de l’un des membres du groupe de la fraction «Fokra» a été incendié avant que les miliciens du Polisario ne parviennent à maîtriser la situation.
Selon des sources des camps  de Tindouf, cet affrontement serait intervenu suite au refus du trafiquant de drogue « M’Dibbzo » de payer une dette que lui réclamait son rival Dahi Ould Falli, qui, fort de son appartenance à la fraction de Mohamed Abdelaziz, aurait aidé son rival à effectuer  la livraison d’une quantité de drogue (chira), dissimulée dans une planque aux environs du camp «Smara», à des contrebandiers du  nord du Mali.
Cette violente altercation entre gangs rivaux vient confirmer ce que le  président de l'Institut africain de géopolitique (IAGEO), Babacar Diallo a prédit.
En effet, dans une déclaration relayée par les sites Dakaractu et Mediafrik, le président de l’IAGEO a indiqué que les activités du Polisario, soutenu par des pays tiers, en l’occurrence l’Algérie, sont l'une des principales sources de destabilisation dans la région du Maghreb et du Sahel.
M. Diallo, également directeur général du Centre d'études diplomatiques et stratégiques (CEDS) de Dakar, a précisé que ''des informations concordantes montrent que le Polisario n'est pas seulement impliqué dans les trafics mafieux mais est également en parfaite symbiose avec les groupes terroristes notamment Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI)''. Et d’ajouter : «Cette liaison avérée entre les éléments du Polisario et AQMI constitue un facteur d'autant plus aggravant que la rivalité entre Al-Qaïda et l'Etat islamique (EI) autoproclamé par Al Baghdadi en Irak a créé des divergences au sein de la mouvance jihadiste, notamment entre les anciens et les nouveaux qui ont fait allégeance à ce dernier. Et Babacar Diallo de souligner que la communauté internationale doit comprendre que ce conflit n'a que trop duré et qu'il empoisonne la région et que si rien n'est fait dans les circonstances actuelles, on devra un jour se résoudre à constituer une coalition internationale pour venir à bout des jihadistes qui se seront rabattus sur le Sahara''.
Le  président de l’IAGEO pour qui le projet marocain d’autonomie des provinces du Sud, donnera un nouvel élan à l'intégration économique de l'UMA, a souligné que le conflit du Sahara est un obstacle majeur pour l'intégration de l'Union du Maghreb arabe (UMA) et empêche toute coopération sérieuse et efficace en vue d’un partenariat économique et social efficace entre les pays du Maghreb et ceux du Sahel pour l'instauration d'une paix et d'une sécurité durables sans lesquelles aucun projet de développement ne peut aboutir. Le professeur Diallo a, par ailleurs, noté que "les faits sont aujourd'hui patents, que la redynamisation de la coopération entre les pays de l'UMA et la sécurisation de la bande sahélo-saharienne constituent l'épine dorsale de toute démarche pour la stabilité de cette région et partant, de toute l'Afrique, en particulier de tous les pays riverains de la bande sahélo-saharienne.
Confirmant les dires du président de l’IAGEO, plusieurs voix se sont élevées pour demander à l’Algérie de mettre fin au conflit artificiel qu’elle a créé et ne cesse d’alimenter. Parmi ces voix, celle du leader de l’opposition en Mauritanie, Ahmed Ould Daddah qui a demandé à l’Algérie de s’asseoir à la table des négociations avec le Maroc pour mettre un terme à ce conflit. Cette demande de la part de l’opposant mauritanien a exaspéré les dirigeants du Polisario qui ont toujours considéré, sans aucune raison, l’opposition mauritanienne comme un soutien indéfectible de leurs thèses. Après la déclaration du leader mauritanien, ce fut au tour de Lahcen Mahraoui d’appeler la communauté internationale à faire pression sur l’Algérie pour qu’elle cesse de s’ingérer dans le dossier du Sahara. La dernière en date est celle du politicien Noureddine Boukrouch.
Lors d'un forum organisé mardi dernier par le quotidien algérien “Liberté”, ce dernier a jugé inacceptable que le régime algérien continue à soutenir la thèse séparatiste au Sahara marocain.
Lors de ce forum, l’ancien président du Parti du renouveau algérien (PRA) et ancien ministre du Commerce a tiré à boulets rouges sur le président Abdelaziz Bouteflika, l’accusant d’avoir fait un "hold-up" sur la Constitution au profit de son régime. Il s’est ainsi demandé : "Combien nous coûtent cette cause (Sahara) et ce problème qui perdure? A-t-on les moyens de continuer à prendre en charge le Polisario? Ce n’est pas normal ce qui se passe dans le pays, c’est de la folie tout simplement". Le conférencier a également reproché  au pouvoir de  son pays de vouloir "continuer à berner le peuple pour perpétuer un encanaillement qui a atteint aussi les intellectuels".

Ahmadou El-Katab
Lundi 8 Juin 2015

Lu 1545 fois


1.Posté par Ahmed ould Bachir le 07/06/2015 18:20
Un sanglant affrontement ?
Rien que ça?!
J'habite depuis 38 ans au camp «Smara» et je connais tous les gens.
Personne n'a vu ce genre d'inepties que vous décrivez là.
Certes il y a un trafic au sud-est de Tndouf de cannabis; mais d'où vient cette marchandise?
Quand au denrées alimentaires, tout le monde sait que que ce sont des produits (sucre, farine, lait en poudre, carburants...) subventionnés par l'état algérien qui sont détournés vers les pays du Sahel et l'Etat ferme les yeux.
Alors...

2.Posté par karim le 09/06/2015 16:47
Les services de la DGSN ont mis en échec un plan préparé froidement par le Polisario pour « assurer » le retour de Tindouf d’un activiste séparatiste impliqué dans des actes criminels au Sahara marocain. Le comment du pourquoi.
Samedi 6 juin, la DGSN annonçait l’arrestation d’un jeune originaire de Smara à son retour des camps de Tindouf. Bassir, puisque c’est de lui qu’il s’agit, faisait depuis juin 2013 l’objet d’un avis de recherche pour «attroupement armé, violence préméditée sur la force publique, actes de sabotage et destruction d’installations d’utilité publique», indiquait un communiqué des services de la DGST.

Retranché depuis deux ans à Tindouf, le dénommé Bassir savait qu’il allait être interpellé à son retour pour répondre de ses actes criminels. Aussi a-t-il sollicité, via un enregistrement vidéo, les ONG internationales pour se mobiliser en sa faveur en cas d’interpellation par les autorités marocaines. Il en ressort que son opération de retour a été soigneusement préparée. Mais ce qu’il a «omis» de dire auxdites ONG de défense des Droits de l’Homme, c’est qu’il était comptable d’actes criminels. Au-delà des faits qui lui sont reprochés par la DGSN, il y a une circonstance aggravante : « Collusion avec une partie ennemie », en l’occurrence le Polisario, pour nuire à la patrie.

Le dénommé Bassir, outre le fait qu’il travaillait pour le compte des médias séparatistes, s’était déplacé à Tindouf pour être entraîné au maniement des armes en perspective de commettre des actes terroristes dans le Sahara marocain.

3.Posté par ould blad le 11/06/2015 13:06
@ahmed ould bachir oula ould drs.....?
Maintenant toi tu appel des camps de Tindouf ,tu sais tout ce qui se passe tout autour.....Tout va bien donc,RAS,rien a signalé,tu est vrai comique......!
La prochaine fois réfléchit plusieurs jours même des mois pour éviter d être pris en raillerie......

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