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Violence au quotidien au CHP d’Essaouira

Sit-in des médecins et infirmiers contre les agressions à répétition




Violence au quotidien  au CHP d’Essaouira
La relation entre  citoyens, staff médical et administratif du CHP Sidi Mohammed Ben Abdellah à Essaouira s’envenime de plus en plus. La violence verbale et physique fait désormais partie d’un échange on ne peut plus négatif et dégradant. Dernier incident en date, la plainte déposée auprès du tribunal de première instance par un médecin de réanimation contre un citoyen qu’il accuse d’agression verbale pendant les heures de service. Un incident regrettable et condamnable et qui a été vivement déploré par les médecins et les infirmiers. Ils ont organisé de ce fait un sit-in de protestation contre un certain climat d’insécurité. 
Contactée par «Libé», Ilham, jeune médecin de réanimation et victime d’une agression, s’est dit profondément outrée par le comportement d’un citoyen qui l’a humiliée et a tenu à son égard,  des propos irrespectueux, devant l’ensemble du staff médical et des patients. Apparemment ce genre d’incident est monnaie courante dans cet hôpital. Ainsi, le jour même, un infirmier a été agressé verbalement par un citoyen au service des urgences. 
Quelques mois auparavant, c’était le tour d’un médecin urgentiste qui s’est vu menacer dans la salle des soins. Pire encore, la recrudescence de la violence a été telle qu’un grand pas a été franchi comme si les menaces ne suffisaient plus, c’est le passage à l’acte. Un agent de sécurité a reçu un coup de couteau au visage. Une agression qui est restée impunie faute de preuves et le présumé agresseur a été relâché. 
« La situation a atteint l’insoutenable. Des actes irresponsables sont commis de part et d’autre, car il y a même des médecins et infirmiers qui font tout pour aggraver cette situation déjà tendue. Il faut faire régner la loi, veiller à respecter la déontologie du métier et réinstaurer le climat de confiance», nous a déclaré, avec beaucoup de regret, un médecin.  «Malheureusement, il est évident qu’un stéréotype renvoyant une image négative des médecins et des infirmiers est bien ancré. Il faut mettre en valeur le travail des gens honnêtes, optimiser leur modèle civique afin de contrer les modèles négatifs qui n’ont jamais rendu compte de leurs actes» a réagi, pour sa part,  un acteur associatif.  Pour certains observateurs, le secteur de la santé publique à Essaouira fonctionne mal et communique encore plus mal. Normalement, une structure sociale qui se veut proche et au service des citoyens, ne peut guère fonctionner sans l’adhésion effective de ces derniers. Appel est donc lancé aux responsables qui sont invités à conjuguer leurs efforts pour garantir aux citoyens le droit à la santé tout en assurant au staff médical les conditions sociales, économiques et professionnelles requises pour assumer cette responsabilité. Le laisser-aller n’a que trop duré. 

Abdelali khallad
Mardi 25 Mars 2014

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