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Victoire du centre droit aux élections législatives au Portugal

Le Parti socialiste promettait d'augmenter le pouvoir d'achat et d'alléger l'austérité




La coalition de centre droit au pouvoir au Portugal a remporté les élections législatives de dimanche, mais elle n'aura pas la majorité absolue au Parlement, selon des résultats presque définitifs.
 Sur les 99,1% des bulletins dépouillés, 38,5% des voix se sont portées sur la coalition du Premier ministre sortant Pedro Passos Coelho contre 32,4% pour les socialistes emmenés par l'ancien maire de Lisbonne Antonio Costa.
"Nous accueillons ces résultats avec beaucoup d'humilité", a déclaré Pedro Passos Coelho, "nous avons échoué à atteindre la majorité absolue au Parlement, a souligné Reutres.
Avec seulement 100 sièges sur les 230 que compte le Parlement monocaméral portugais, la coalition de centre droit se trouve contrainte de former un gouvernement minoritaire, ce qui augure mal des chances de survie à long terme de son équipe. Aucun gouvernement sans majorité parlementaire claire n'est allé au bout de son mandat depuis la restauration de la démocratie, en 1974.
 "Nous allons dire au président que la force politique qui a obtenu le plus de voix est prête à former un gouvernement", a déclaré Pedro Passos Coelho à la télévision, admettant que sa coalition avait perdu la majorité absolue dont elle disposait au Parlement monocaméral portugais.
 Le Bloc de gauche (extrême gauche) a atteint 10% des suffrages et les communistes 8,2%.
 Plus tôt dans la soirée, Antonio Costa, chef de file de l'opposition socialiste, a reconnu sa défaite. "Je souhaite féliciter (le Premier ministre) Passos Coelho et (le vice-Premier ministre) Paulo Portas", a-t-il déclaré, constatant "que le Parti socialiste n'a pas atteint ses objectifs".
"Les bons résultats du Bloc de gauche vont contraindre les socialistes à durcir leur position face au gouvernement, ce qui n'est pas de très bon augure pour la stabilité politique à moyen terme", a commenté Antonio Barroso, cadre dirigeant de Teneo Intelligence, un cabinet de consultants installé à Londres.
 Il s'agit du premier scrutin depuis que le Portugal est sorti l'an dernier du plan de renflouement de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI). L'économie portugaise a renoué avec la croissance l'an dernier après trois années de récession. Le président portugais, Anibal Cavaco Silva, a désormais la charge de désigner le nouveau Premier ministre après consultation des dirigeants politiques du pays, ce qu'il devrait commencer à faire dans les jours à venir.
Pedro Passos Coelho, dont le gouvernement a imposé des coupes budgétaires et des hausses d'impôts sans précédent, s'est dit "satisfait du travail accompli".
Une victoire de la coalition gouvernementale formée par le Parti social-démocrate (PSD), dont il est issu, et le Parti populaire (CDS-PP), était impensable il y a encore quelques mois.
 Le Parti socialiste d'Antonio Costa, ancien maire de Lisbonne, promettait d'augmenter le pouvoir d'achat et d'alléger l'austérité, mais il a peiné à se démarquer des mesures que son parti avait acceptées en contrepartie du plan d'aide internationale avant d'être battu lors des législatives de juin 2011. La coalition PSD-CDS avait alors obtenu 50,3% des voix.
 Les deux camps se sont efforcés dans les derniers jours de la campagne de mobiliser les électeurs, qui étaient encore 20 à 30% à se dire indécis à l'approche du scrutin.
 Mais, à en croire les sondages réalisés à la sortie des urnes, la promesse de "stabilité" martelée par Pedro Passos Coelho pendant la campagne, par opposition à l'"incertitude" que constituerait selon lui un retour des socialistes, a pris le dessus.

Mardi 6 Octobre 2015

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