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Vent d'optimisme à la conférence sur le climat avant une semaine décisive




La semaine prochaine sera celle du compromis



Un vent d'optimisme a soufflé samedi sur la conférence climat de Paris, grâce à l'adoption d'une ébauche d'accord, une étape clé avant une semaine décisive où les 195 pays devront dépasser leurs intérêts particuliers pour aboutir vendredi à un pacte universel contre le réchauffement.
 "Je lance devant vous un appel pour que nous soyons capables de dépasser les intérêts des régions, des pays, les intérêts qui sont ceux de nos niveaux de développement pour que nous puissions être à la hauteur de la planète dans son ensemble", a déclaré le président français François Hollande au Bourget.
 "La négociation n'est pas terminée, elle est même entrée dans sa phase cruciale", "une zone, une période, d'où le meilleur peut sortir mais où le pire est possible", a-t-il averti lors de la clôture d'un événement en marge des négociations.
 A partir de lundi, ce sont les ministres des 195 pays qui plancheront sur le texte de 48 pages élaboré par les négociateurs. Ils devront trancher sur le fond, pour aboutir à l'adoption d'un accord universel d'ici vendredi, date à laquelle la COP21 est censée se terminer.
 L'ébauche adoptée samedi constitue un "progrès" mais "il reste à approfondir et concrétiser", a souligné le président de la COP, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius. Il a souhaité que le texte soit achevé dès jeudi, pour permettre son adoption vendredi.
 "Nous ne disposons que de quelques petits jours jusqu'à jeudi et il nous reste encore un important travail", a-t-il souligné en séance plénière.
Pour le délégué chinois Su Wei, les négociateurs ont réuni "tous les ingrédients et les assaisonnements pour réaliser une recette". La semaine prochaine, "ce sera le passage en cuisine", a-t-il ajouté, évoquant le travail des ministres.
Le groupe des G77 + Chine, qui regroupe 134 pays en développement et émergents et joue un rôle clé dans les négociations, s'est dit "prêt à négocier aussi loin que possible sur la base de ce texte".
 "Comme disait Nelson Mandela, ça a toujours l'air impossible jusqu'à ce que ce soit fait", a commenté la présidente de ce groupe, l'ambassadrice sud-africaine Nozipho Mxakato-Diseko.
 Délégués et ONG ont cependant rappelé l'ampleur de la tâche qui reste à accomplir.
"Ce sera un véritable sprint pour les ministres" s'ils veulent aboutir à "un accord solide d'ici à vendredi", a résumé Tasneem Essop, du WWF.
 "Soyons francs: tous les sujets politiques difficiles restent non résolus", a lancé le négociateur de l'Union européenne Miguel Arias Canete. "La semaine prochaine sera celle du compromis", pour l'instant les pays "sont restés dans leur zone de confort".
 Aucun sujet clé n'est tranché sur le fond par le nouveau texte qui laisse encore ouvertes de nombreuses options.
 Le financement de l'aide climatique aux pays du Sud et la répartition des efforts pour lutter contre le changement climatique entre pays développés, émergents et en développement, sont les points d'achoppement les plus durs.
 La quasi-totalité des pays présents à la COP21 ont présenté les mesures qu'ils entendent prendre contre le changement climatique. Or, même à un rythme moins soutenu, les émissions de gaz à effet de serre vont continuer de progresser, plaçant le monde sur une trajectoire d'un réchauffement de +3°C par rapport à l'ère pré-industrielle, quand l'objectif est de le limiter à 2°C. Au-delà, les scientifiques promettent des impacts irréversibles: sécheresses, inondations accrues, baisse des rendements agricoles, érosion des côtes....
 "La science nous dit que nous avons seulement une petite fenêtre d'action", a averti la responsable climat de l'ONU, Christiana Figueres.
 "Le temps des illusions a cédé la place au temps de l'action", a estimé l'acteur américain Sean Penn, qui participait samedi à un événement en marge de la conférence, la Journée de l'Action.
L'événement a rassemblé notamment plusieurs dizaines de personnalités du monde entier mobilisées dans la lutte contre le changement climatique, dont l'ancien vice-président américain Al Gore, co-lauréat du prix Nobel de la paix en 2007 avec le Giec, les scientifiques qui ont alerté depuis plusieurs années sur le climat.

Libé
Lundi 7 Décembre 2015

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