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Vendre des disques, de l'histoire ancienne pour le DJ australien Flume




Espérer gagner de l'argent en vendant des disques, c'est de l'histoire ancienne, estime le DJ australien Flume, 24 ans, étoile montante de la musique électronique et enfant de la génération Internet qui a appris à composer en téléchargeant illégalement des logiciels et des sons. "Les disques, maintenant, c'est surtout pour faire de la promotion. C'est avec les concerts et le merchandising que tu gagnes de l'argent", explique sans embages à l'AFP Harley Streten, DJ au look de surfeur de passage à Paris avant de participer à un festival vendredi.
"Si j'avais 20 ans de plus, que j'avais eu l'habitude de gagner de l'argent en vendant des disques, ce serait sans doute différent, mais ça n'a jamais été le cas... C'est la nature de l'industrie musicale actuelle, il faut s'y adapter", observe celui qui a choisi son pseudonyme - Flume - d'après le titre d'une chanson du groupe Bon Iver.
Grandi à l'ère numérique et des sites de téléchargement illégal des années 2000, il n'attend donc pas que ses fans se ruinent en achetant ses disques. "S'ils n'ont pas les moyens et veulent télécharger illégalement, pas de problème! C'est moi-même comme ça que j'ai découvert tellement de musique", ajoute le DJ, tout en reconnaissant que le développement du streaming légal (écoute en ligne) rend les choses un peu "plus faciles" pour ceux qui veulent "tout écouter". Flume ne s'est pas contenté de découvrir la musique sur Internet mais y a aussi déniché - gratuitement - les logiciels et banques de sons qui lui ont permis de produire ses premiers morceaux. Mais avant cela, sa jeune carrière de musicien électro a débuté de façon moins classiquement au... supermarché, un jour où il accompagnait son père. Face aux boîtes de céréales, au lieu de choisir celles proposant le traditionnel gadget en plastique, le garçon alors âgé de dix ans opte pour une marque offrant en cadeau "un programme, très simple, pour faire de la musique" sur ordinateur.
C'est une révélation: il découvre qu'on peut créer des morceaux en superposant des "couches" musicales et laisse dès lors tomber le saxophone pour l'ordinateur. Tout son temps libre sera alors occupé à trouver en ligne des logiciels de plus en plus sophistiqués et à les maîtriser. Repéré par un label australien, le natif de Sydney va rapidement faire entendre sa petite musique en dehors d'Australie avec son premier album éponyme sorti en 2012 (il a alors 21 ans).
Après ce succès initial, Flume reconnaît avoir dû gérer une "pression" assez nouvelle pour son deuxième album, "Skin", paru fin mai. "Je me sentais parfois un peu piégé par ce que les gens attendaient de moi, il a été nécessaire d'aller parfois m'isoler, par exemple en Tasmanie ou à Mexico", deux endroits où sont nés certains des nouveaux morceaux.

Samedi 25 Juin 2016

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