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Une vingtaine de morts dans des combats à l'ouest de Tripoli

Une vingtaine de morts dans des combats à l'ouest de Tripoli




Une vingtaine de  morts dans des combats à l'ouest de Tripoli
 
Au moins 21 personnes ont été tuées et plus de 60 autres blessées depuis samedi dans des affrontements tribaux à l'ouest de Tripoli, selon une source hospitalière de la région.
Selon des témoins, des milices de Zenten (170 km au sud-ouest de Tripoli) ont attaqué samedi la ville voisine de Kekla, qui soutient leurs rivaux de Fajr Libya.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé samedi à la fin des hostilités en Libye, au cours d'une visite éclair destinée à donner un coup de pouce au dialogue politique lancé en septembre pour tenter de mettre fin à l'anarchie.
"Soyons clairs: sans un arrêt immédiat des affrontements violents et sans le rétablissement d'une paix durable, prospérité et vie meilleure seront un rêve lointain", a dit M. Ban, dont la visite n'avait pas été annoncée.
Il s'exprimait à l'ouverture d'une réunion de dialogue entre députés rivaux du nouveau Parlement, en présence de la ministre italienne des Affaires étrangères Federica Mogherini ainsi que d'émissaires français, britannique, maltais et italien.
 Plusieurs élus boycottent les réunions du Parlement, reconnu par la communauté internationale mais contesté par Fajr Libya, une coalition de milices qui contrôle Tripoli, et de puissants groupes islamistes qui ont pris la deuxième ville de Libye, Benghazi (est). 
 L'émissaire spécial de l'ONU Bernardino Leon était en effet parvenu le 29 septembre à réunir pour la première fois des députés rivaux à Ghadamès, dans l'ouest libyen.
 "C'était une première étape courageuse sur laquelle nous allons construire. Je suis ici pour soutenir le processus qui a été lancé en Ghadamès", a-t-il dit.
"Il n'y a pas d'alternative au dialogue", a insisté M. Ban, reconnaissant cependant que "le chemin sera long et difficile".
 Selon lui, l'objectif du dialogue serait dans un premier temps de mettre un terme à la crise institutionnelle. "Le pays ne peut pas se permettre d'être divisé politiquement pour une si longue période. La Libye a besoin d'un parlement qui représente tous les Libyens", a-t-il dit.
M. Ban a appelé à renforcer la légitimité du Parlement élu le 25 juin, qui a dû s'exiler à Tobrouk, à 1.600 km à l'est de Tripoli, pour échapper à la pression des milices.
Il s'est déclaré aussi pour la formation d'un cabinet d'union nationale, un "gouvernement fort capable de mettre en oeuvre les décisions".
Les Libyens font face en effet à une situation inédite avec deux Parlements et deux gouvernements en place, compliquant la difficile transition politique dans un pays sous la coupe des milices.
 Fajr Libya avait pris le contrôle de Tripoli après avoir conquis fin août l'aéroport aux dépens des milices pro-gouvernementales de la ville de Zenten (au sud-ouest de la capitale).

Lundi 13 Octobre 2014

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