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Une table ronde organisée à Rabat par la Fondation Driss Benzekri : Les recommandations de l'IER et le projet de révision de la Constitution




La Fondation Driss Benzekri pour les droits humains et la démocratie a organisé, lundi soir à Rabat, une table ronde sur les recommandations de l'Instance Equité et réconciliation (IER) à la lumière du projet de constitution.
Cette table ronde, initiée dans le cadre de son programme «forum de réflexion sur les droits humains» a porté sur la constitutionnalisation des recommandations de l'IER à travers deux axes à savoir le renforcement de la protection constitutionnelle des droits humains et la garantie de non reproduction des violations graves de ces droits.
Latifa Jbabdi, membre de l'instance dirigeante de la Fondation Driss Benzekri, qui a modéré cette rencontre a souligné, dans son allocution, que les recommandations de l'IER constituent «une feuille de route afin de consolider le processus de réformes au Maroc» et ont permis d'instaurer un dialogue nouveau avec le chantier actuel de réforme constitutionnel.
«Le Maroc a poursuivi le processus de justice transitionnelle après le discours historique de S.M. le Roi Mohammed VI du 9 mars et la constitutionnalisation des recommandations de l'IER», a ajouté Mme Jbabadi, qui était membre de l'IER.
De son côté, le président du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), Driss El Yazami, a qualifié le projet de constitution de celui «des droits et de la citoyenneté», qui renferme, a-t-dit, «toutes les recommandations qu'a élaborées l'IER et répond à toutes les revendications qu'ont exprimées les forces politiques et la jeunesse».
M. El Yazami, qui était également membre de l'IER, a fait remarquer que cette dynamique s'est caractérisée essentiellement par la mise en exergue des jeunes et des femmes comme acteurs principaux dans le paysage médiatique politique, outre la relance culturelle accompagnée d'une extension de l'espace des libertés et d'expression d'opinions sur «les réseaux de communication sociaux».
Le président du Forum marocain pour la Vérité et la Justice, Mustapha Manouzi, a indiqué, pour sa part, que «le principe de non reproduction des violations passées des droits de l'Homme entretient indéniablement des liens avec la culture de la responsabilité».
En outre, a-t-il affirmé, les violations des droits de l'Homme sont liées de manière étroite avec le principe de séparation des pouvoirs.
«Le projet de constitution a répondu à l'ensemble des revendications juridiques, notamment en insérant les recommandations de l'IER», a estimé M. Manouzi, insistant, dans ce contexte, sur l'importance de la consécration de mesures claires qui engagent la responsabilité des acteurs.
Abdejabbar Arrach a, quant à lui, souligné que la gouvernance sécuritaire doit reposer essentiellement sur le renforcement de la bonne gouvernance des institutions, qui doit tisser des liens avec des mécanismes institutionnels jouant un rôle de contrôle, outre la séparation entre les pouvoirs exécutif, législatif et judicaire, ainsi que la consolidation d'une justice indépendante et du principe d'interdiction d'échapper à l'impunité.
Le président de l'association «Adala» (Justice),  Abdelaziz Nouidi, s'est interrogé, pour sa part, sur les moyens de faire exister une justice constitutionnelle en mesure d'être en conformité avec l'application des critères universels, appelant à cet égard à l'instauration d'un droit à l'accès à l'information.
Les intervenants ont souligné à l'unanimité que le projet de la nouvelle constitution, qui comprend des recommandations de l'IER, a mis fin aux pratiques de violation passées des droits de l'Homme et a institué l'Etat de droit.
Ont pris part à cette table-ronde des défenseurs des droits humains et des acteurs de la société civile œuvrant dans ce domaine, ainsi que des universitaires et des responsables d'institutions nationales.
La Fondation Driss Benzekri pour les droits humains et la démocratie a été créée en 2008 à l'occasion de la commémoration du premier anniversaire de la disparition de ce grand militant des droits de l'Homme.
Elle s'assigne pour objectifs d'accompagner le processus de consécration de la culture et des valeurs des droits humains au Maroc, d'appuyer les dynamiques de réformes, d' œuvrer à la consolidation de l'édification de la démocratie institutionnelle dans le pays, à travers l'impulsion du dialogue démocratique, l'initiation de débats libres, la construction des capacités des différents acteurs et la promotion de la coopération entre eux, rappelle-t-on.

MAP
Jeudi 30 Juin 2011

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