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Une stimulation du cerveau pourrait faire changer la notion de moralité




Une étude américaine parue dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences a montré qu’il était possible d’altérer la faculté d’une personne à émettre des jugements moraux en stimulant une région du cerveau située près de l’oreille droite.
Pour juger d’un crime ou d’un accident, une personne apte mentalement a besoin de recueillir des informations afin d’affiner son opinion. Le crime était-il intentionnel ? Le responsable avait-il des antécédents psychiatriques ? Sa vie était-elle menacée ? Voici quelques-unes des questions que nous nous posons tous à l’annonce d’une nouvelle dramatique.
Les chercheurs du MIT (Institut de technologie du Massachusetts) sont parvenus à limiter cette capacité de jugement moral. En général, l’être humain prend en compte une multitude d’éléments pour juger de la situation : par exemple, la majorité des gens trouveront que le responsable d’un accident domestique provoquant la mort d'une personne a commis une faute moins grave qu’un meurtrier ayant volontairement administré du poison à quelqu’un, que cet acte ait entraîné un décès ou non. Pour les personnes dont l’aire droite du carrefour temporo-pariétal a été stimulée, il en est autrement : les conséquences de l’acte deviennent systématiquement plus importantes que les intentions de son auteur. Lors de l’expérience, les chercheurs ont utilisé la technique de la stimulation magnétique transcrânienne. L’aire droite du carrefour temporo-pariétal des participants stimulée, l’activité de ses cellules était perturbée (de façon temporaire).  Lors de la première expérience, les participants devaient noter des scénarios selon une échelle de moralité allant de 1 (totalement interdit) à 7 (autorisé) après avoir reçu des stimulations au niveau de l’aire cérébrale concernée. Lors de la seconde expérience, douze participants devaient faire de même, mais la zone était stimulée au moment où ils prenaient leur décision.
Dans les deux situations, les participants avaient du mal à effectuer un jugement lorsque la conclusion n’était pas la suite logique des intentions de l’auteur, c’est-à-dire lors d'une tentative de meurtre ratée par exemple. C’est pourquoi les conséquences prenaient plus de place que les intentions, qu’ils percevaient mal. D'après les scientifiques, les personnes testées se seraient adaptées aux informations que leur cerveau était encore capable d’analyser.

Maxisciences
Mercredi 7 Avril 2010

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