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Une rétine artificielle prometteuse dans certaines formes de cécité




Aveugle depuis deux décennies et dépendant entièrement de l’assistance de son chien pour se déplacer, Eric Selby peut aujourd’hui, grâce à un implant rétinien, discerner des choses usuelles, comme le bord du trottoir et la chaussée.
“En gros, ce sont des flashes de lumière que votre cerveau doit transformer, mais c’est déjà impressionnant que je puisse voir quoi que ce soit”, explique cet ingénieur à la retraite de Coventry, dans le centre de l’Angleterre.
Cet homme de 68 ans a reçu l’implant rétinien dans son oeil droit il y a plus d’un an: “Argus II”, fabriqué par une société basée aux Etats-Unis, fonctionne à l’aide d’une mini-caméra vidéo et d’un émetteur, placés dans une paire de lunettes, reliés à un petit ordinateur sans fil.
L’ordinateur traite des scènes captées par la caméra, les transformant en information visuelle en forme de signal électronique envoyé à l’implant. L’appareil stimule les cellules rétiniennes encore fonctionnelles, leur permettant de transmettre les données au nerf optique.
L’information visuelle va ensuite au cerveau, où elle est transformée en motifs lumineux qui peuvent définir les contours d’un objet. Les patients doivent apprendre à interpréter les flashes lumineux: trois grosses taches lumineuses, par exemple, peuvent être interprétées comme les trois pointes d’un triangle. L’implant ne convient qu’aux gens ayant une forme de rétinopathie héréditaire, dans laquelle certaines cellules rétiniennes sont conservées. Ils doivent par ailleurs avoir eu une vue normale avant leur maladie et leur nerf optique doit fonctionner. Une personne aveugle sur 3.000 environ est atteinte de cette forme de cécité, la rétinite pigmentaire, et pourrait potentiellement en profiter.
Depuis 2006, 40 personnes ont bénéficié de cette haute technologie au prix encore exorbitant: 100.000 dollars, et certains ont pu voir suffisamment bien pour identifier des objets, voire même lire des très gros caractères. “L’appareil est pour l’instant très rudimentaire, mais c’est impressionnant comme certains patients ont pu lire les gros caractères”, note Daniel Palanker, chercheur en ophtalmologie et physique expérimentale à l’Université de Stanford et qui n’est pas lié au projet Argus II.
Il existe une poignée de projets d’implants rétiniens actuellement en cours dans le monde. Pour les experts, l’implant d’avenir doit pouvoir rendre aux patients une vue suffisante pour qu’ils soient autonomes. Et beaucoup doutent que ce soit possible.

AP
Vendredi 18 Février 2011

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