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Une partie des soldats turcs déployés en Irak se retirent vers le nord

Une collision navale russo-turque évitée en mer Egée




 
Une partie des militaires turcs déployés près de Mossoul (nord de l'Irak), dont Bagdad exige le retrait, ont quitté la zone pour se diriger vers le nord "dans le cadre d'un nouveau dispositif", a rapporté lundi l'agence de presse progouvernementale Anatolie.
 Un "convoi de 10 à 12 véhicules, dont des chars", a quitté Bachiqa en direction du nord, a indiqué Anatolie en citant des sources militaires, sans préciser si ces troupes allaient rester en Irak ou retourner en Turquie.
Ankara a déployé il y a deux semaines plusieurs centaines de soldats et des chars à Bachiqa, à proximité de la deuxième ville d'Irak, Mossoul, occupée depuis juin 2014 par les jihadistes du groupe Etat islamique (EI), provoquant de vives tensions avec le gouvernement de Bagdad.
 Un contingent turc y entraîne depuis plusieurs mois des troupes du gouvernement régional du Kurdistan irakien, les "peshmergas", ainsi que des volontaires irakiens désireux de combattre l'EI. Ankara affirme que les renforts dépêchés sur place ont pour mission d'assurer la protection de ses formateurs.
 Le gouvernement de Bagdad a exigé à maintes reprises leur retrait et adressé vendredi une lettre de protestation au Conseil de sécurité de l'ONU.
 Le président turc Recep Tayyip Erdogan avait affirmé vendredi qu'il était "hors de question" de retirer les troupes déployées à Bachiqa mais évoqué la possibilité d'une réorganisation du dispositif militaire turc sur place.
 "Le nombre de nos soldats sera augmenté ou réduit en fonction du nombre de +peshmergas+ (les troupes de la région autonome du Kurdistan irakien) qu'ils entraînent", avait-il déclaré devant la presse.
Par ailleurs, un destroyer russe a ouvert le feu dimanche pour éviter une collision avec un bateau turc en mer Egée, a affirmé la Russie, engagée dans un bras de fer avec la Turquie qui a détruit il y a près d'un mois un de ses avions.
 L'équipage du navire russe Smetlivy, qui se trouvait à 22 km de l'île grecque de Lemnos dans le nord de la mer Egée, "a dû utiliser des armes à feu afin d'éviter une collision avec un bateau de pêche turc" s'étant approché à environ 600 mètres, a affirmé le ministère russe de la Défense dans un communiqué, ajoutant avoir convoqué l'attaché militaire turc à la suite de l'incident.
 La distance entre les deux navires "garantissait" toutefois que le bateau turc ne serait pas atteint par les tirs, a-t-il précisé.
 Le commandant du chalutier turc a toutefois démenti qu'il y ait eu des tirs dans sa direction : "C'est un mensonge. Il n'y a rien eu de tel", a affirmé Muzaffer Gecici à l'agence de presse Dogan.
 "Nous sommes passés à moins d'un mille d'un navire de guerre qui était au mouillage. Nous ne savions même pas que c'était un navire russe, nous pensions que c'était un navire de l'Otan", a-t-il ajouté.
 La Turquie et la Russie traversent leur pire crise diplomatique depuis la fin de la Guerre froide, après qu'un avion des forces aériennes russes a été abattu le 24 novembre par l'aviation turque près de la frontière syrienne.
 Selon le ministère russe de la Défense, à 06h03 GMT, le destroyer russe, qui avait jeté l'ancre, a remarqué à une distance d'environ mille mètres un bateau de pêche turc s'approchant depuis la droite.
 "Malgré plusieurs tentatives du Smetlivy d'établir un contact radio, l'équipage du bateau turc n'a pas répondu, ni réagi aux signaux visuels", explique-t-il dans un communiqué.
 Après les tirs russes, "le bateau turc a immédiatement changé de trajectoire et continué à avancer, dépassant le Smetlivy à une distance d'environ 540 mètres sans aucun contact avec l'équipage russe", a ajouté le ministère.
 Un vice-ministre russe de la Défense, Anatoli Antonov, a convoqué l'attaché militaire turc, Ahmet Hakam Gunes, à la suite de l'incident, selon le communiqué.
 Il lui a adressé "une sévère mise en garde contre d'éventuelles conséquences néfastes des actes irréfléchis d'Ankara vis-à-vis du contingent militaire russe" envoyé en Syrie dans le cadre des frappes aériennes visant le groupe jihadiste Etat islamique (EI), a souligné le ministère.
 La Russie a notamment fait part de "sa préoccupation profonde face aux actions provocatrices de la partie turque à l'égard du destroyer russe Smetlivy", a-t-il précisé.
 "Ce n'est que grâce à un heureux hasard que l'on a pu éviter une tragédie", ajoute le communiqué.
 Depuis la destruction d'un avion russe par les forces turques, la Russie a annoncé de multiples mesures de rétorsion à l'encontre de la Turquie qui visent principalement les secteurs du tourisme, de l'énergie, du BTP et de l'agriculture.

Mardi 15 Décembre 2015

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