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Une nouvelle cellule affiliée à Daech démantelée par le BCIJ

Deux Marocains et un Nigérian, présumés terroristes, arrêtés à Dakar




Le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), relevant de la Direction générale de la surveillance du territoire, a démantelé mercredi une cellule terroriste affiliée à Daech, composée de sept individus et s’activant à Fès et Moulay Yacoub, a annoncé le ministère de l’Intérieur dans un communiqué relayé par l’agence MAP.
Les investigations menées à ce sujet ont révélé que les membres de cette cellule ont des liens avec un réseau extrémiste qui avait été démantelé récemment et qui œuvrait au renforcement de cette organisation par des combattants marocains, ajoute le ministère dans un communiqué, précisant que les perquisitions ont permis de saisir des armes blanches, des tenues militaires et des sommes d’argent, ainsi que des équipements électroniques.
Les premiers éléments de l’enquête ont également établi que les membres de cette cellule ont intensifié leurs actions de recrutement et d’envoi de volontaires marocains sur la scène syro-irakienne, en coordination avec des éléments se trouvant sur le terrain chargés des opérations externes de Daech, où ils effectuent des entraînements militaires dans les bastions de cette organisation, indique la même source, relevant que le chef de cette cellule a récemment financé l’envoi de trois extrémistes marocains aux rangs de cette organisation pour acquérir les techniques de combat.
Le ministère de l’Intérieur signale que le frère de l’un des membres de ce groupe a été condamné dans le cadre du démantèlement d’une cellule terroriste ayant planifié d'importantes opérations de destruction au Maroc et dans un pays européen, alors que les autres membres ont des proches qui combattent dans les rangs de Daech sur la scène syro-irakienne.
Les mis en cause seront déférés devant la justice une fois achevée l’enquête menée sous la supervision du Parquet, selon le ministère de l'Intérieur.
Le démantèlement de cette cellule terroriste s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par les services sécuritaires marocains dans la lutte contre les menaces terroristes de l'Etat islamique.
Par ailleurs, deux Marocains et un Nigérian présumés terroristes ont été arrêtés entre fin mars et début avril à Dakar, où ils sont détenus en attendant la fin des enquêtes en cours, selon un communiqué de la police sénégalaise reçu mercredi par l'AFP.
Dans le communiqué, daté de mardi, le Bureau des relations publiques de la police sénégalaise parle d'«un Nigérian et de deux Marocains présumés terroristes arrêtés».
Le 29 mars, selon le texte, des agents de la police de l'air et des frontières ont appréhendé à l'aéroport international de Dakar «deux ressortissants marocains supposés liés à l'Etat islamique (EI)», groupe jihadiste ayant pris en 2014 le contrôle de vastes régions en Irak et en Syrie mais ayant, depuis, subi d'importants revers.
Les deux Marocains, dont les identités n'ont pas été précisées, venaient d'un camp de réfugiés en Turquie «recueillant en majorité des Syriens», a expliqué la police.
Ils «ont déclaré qu'ils se sont identifiés en Turquie comme étant des ressortissants syriens» mais ils ont «réfuté toute appartenance à un groupe terroriste, toute fréquentation de zone de combats, notamment la Syrie et l'Irak, tout entraînement physique ou au maniement des armes», a-t-elle précisé.
Le Nigérian, suspecté d'être un recruteur pour le groupe jihadiste nigérian Boko Haram, a, lui, été appréhendé le 1er avril à sa sortie de l'ambassade de son pays à Dakar, selon le communiqué, sans non plus révéler son identité.
De même source, il est «connu des services de renseignement» de son pays «pour terrorisme» et revenait de Mauritanie «où il a séjourné des mois» et «serait (venu) à Dakar dans le seul but de recruter des terroristes pour le compte de Boko Haram».
D'après le communiqué, «le procureur de la République a été avisé et les enquêtes se poursuivent» concernant ces dossiers.
Ces arrestations ont été rapportées mercredi par plusieurs médias locaux, dont le journal privé « Le Quotidien », généralement bien informé sur les affaires judiciaires, selon lequel le procureur «a ordonné la poursuite des enquêtes, qui peuvent durer plusieurs jours».
A ce jour, indique ce journal, «une dizaine de présumés terroristes» sont détenus au Sénégal.
En février, la police sénégalaise avait annoncé l'arrestation de deux Maliens liés à l'attentat jihadiste contre la station balnéaire ivoirienne de Grand-Bassam en mars 2016 (19 morts), revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Vendredi 14 Avril 2017

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