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Une mystérieuse épidémie sévit au village d’Ait Abdi Oulghazi




Trois personnes dans un état critique

Les malheurs des habitants du village d’Ait Abdi Oulghazi (33 km d’Imilchil) ne semblent pas cesser de sitôt. Après les derniers événements dramatiques, le village risque une épidémie grave et contagieuse qui se propage vite. Elle vient de toucher, presque la moitié des habitants. Ces derniers souffrent de boutons et de plaies au niveau du visage, du cou ou des pieds. Certaines affections ont ravagé leur corps, tel le cas de trois personnes jugées dans un état critique. Elles souffrent depuis quelques jours en silence et sans prise en charge médicale. Il s’agit d’un nourrisson de huit mois et sa maman ainsi qu’un enfant de huit ans.
L’origine de cette maladie et sa nature restent inconnues et aucun diagnostic n’est établi pour connaître les causes de ce mal. Même si le village est doté d’un dispensaire flambant neuf, celui-ci manque de médecins et d’infirmiers. Selon des témoignages, la maladie sévit depuis deux mois, d’autres parlent de seulement 15 jours. Cependant, une question s’impose : pourquoi les habitants d’Ait Abdi ne se sont-ils pas déplacés à l’hôpital provincial d’Imilchil ? Il faut rappeler que depuis les derniers événements dans la région, la bourgade ressemble à un village fantôme. Ses habitants sont pris en otages. Enclavés dans les montagnes, ils vivent dans la peur et l’inquiétude. Seules les femmes et leurs enfants et quelques jeunes ont décidé de rester. Les hommes ont préféré fuir vers les montagnes. Ils ont peur d’être arrêtés par les gendarmes ou d’être victimes, semble-t-il, de la vengeance de la tribu Ait Daoud ou Ali. «On a l’impression d’être des prisonniers. Notre situation est pire que Tazmamart. On meurt à petit feu », déplore Ahmed. En effet, les habitants se déplacent rarement et hésitent à quitter leur hameau. Ils se sentent menacés dans leur vie et mouvement. «On a peur d’aller nous approvisionner au souk ou faire nos courses. Rare sont les gens parmi nous qui osent franchir les limites de notre village. Le pire est que nos approvisionnements s’amenuisent de jour en jour et on ne sait pas comment résoudre ce problème », a-t-il déclaré.
A rappeler que dernièrement, cinq individus de la tribu d’Ait Abdi se sont rendus aux gendarmes, mais cela ne semble pas calmer les esprits de la tribu rivale. La menace d’une vendetta plane toujours sur les habitants des Ait Abdi. Ces derniers attendent l’intervention des autorités compétentes. Leur vie est en danger. Faut-il qu’il y ait des victimes pour avoir droit à une intervention ? se demandent-ils.

Hassan Bentaleb
Mercredi 21 Juillet 2010

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