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Une journée de réflexion organisée dans la ville ocre

La circulation à Marrakech pose problème




Une journée de réflexion organisée dans la ville ocre
La problématique de la circulation à Marrakech ne cesse de s’accentuer, en raison de plusieurs facteurs liés, entre autres, à l’extension urbanistique effrénée et à l’engouement que la ville ne cesse de connaître, ces dernières années, tant par les nationaux que par les étrangers. Tel est le constat qui a été fait par nombre de participants à une journée de réflexion tenue récemment à Marrakech.  
Face à cette situation, il est, plus que jamais, nécessaire d’œuvrer de concert, en vue de trouver des solutions  à cette question, et ce dans le cadre d’une approche participative impliquant l’ensemble des acteurs concernés, ont fait observer les différents intervenants à cette journée initiée par le Centre de développement de la région de Tensift (CDRT), sous le thème « La circulation à Marrakech : situation actuelle et perspectives d’avenir ». Ils ont mis l’accent également sur les efforts non négligeables qui sont déployés au niveau local pour résoudre cette problématique, ainsi que sur les études pertinentes et les projets proposés ou en cours de réalisation, de manière à favoriser la synergie entre les secteurs public et privé et les différents acteurs de la société civile.
Et de poursuivre que le problème de la circulation, conjugué à d’autres  d’ordre structurel, que connaît la ville, exige d’apporter des solutions appropriées à ces questions dans le cadre d’une approche réaliste et prospective.
 « L’ouverture de l’autoroute Casablanca-Marrakech et l’accueil annuellement par la ville, de près de 5 millions de touristes, outre le nombre conséquent de visiteurs nationaux, sont autant de facteurs-clés qui expliquent la situation actuelle de la circulation en périmètre urbain de la ville», estiment-ils.
Pour les organisateurs, « si la ville de Marrakech semble plutôt subir que maîtriser le développement qu’elle connaît, on est en droit de se demander où va Marrakech  », une question à laquelle le CDRT tente d’apporter des solutions appropriées, dans le cadre d’un cycle de réflexions sur trois questions importantes, à savoir  la circulation à Marrakech, la précarité et l’accès aux services sociaux de la ville et l’animation socioculturelle dans la ville : diagnostic et stratégie. Pour approfondir les débats, les participants ont dû se pencher sur une série de questions ayant trait au « développement de Marrakech et perspectives de croissance à l’horizon 2025 »,  à « la circulation à Marrakech, un vrai problème d’urbanisme », au « trafic urbain et pollution atmosphérique à Marrakech : projet Clean’Air », à «la circulation et accidents de voirie » et à « la politique de transport urbain ».
Les perspectives de la circulation à Marrakech à l’horizon 2025 La pression sur la ville de Marrakech ne cessera de se consolider  durant les années à venir. Selon un rapport du CDRT sur « la qualité de l’air à Marrakech », la ville devra drainer, à l’horizon 2025, près de dix millions de visiteurs marocains et étrangers, 200.000 voitures et plus de 400.000 bicyclettes et motocyclettes.
Concernant le parc automobile actuel au niveau de Marrakech, il est évalué à 120.000 voitures. 6000 nouveaux véhicules s’ajoutent annuellement à ce chiffre, soit une augmentation de 4 %. Une telle croissance demeure justifiée par l’amélioration du niveau de vie mais aussi, par la facilitation de procédures d’obtention de crédits.  Perçu au niveau des différents aspects de la vie à Marrakech, ce grand changement est justifié également par l’engouement pour la ville, par les étrangers (20.000 Français y résident en permanence) mais aussi par les nationaux, surtout après l’ouverture de l’autoroute Casablanca-Marrakech et la promotion de l’image de Marrakech en tant que destination touristique phare du Maroc.
  Sur un autre point, le rapport constate que la ville a enregistré en 2008, un nombre important d’accidents de la circulation en périmètre urbain avec quelque 2800 cas, soit en moyenne 6 accidents par jour.

Mohamed RAMI
Mardi 10 Mars 2009

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