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Une fois de plus les plages de Mohammedia ratent le coche



Il faut plus de bonne volonté pour mériter le pavillon bleu



Le «Pavillon bleu» ne sera pas hissé sur les plages de Mohammedia. Et pour cause, aucune d’entre elles n’a reçu ce label, symbole de plages conformes aux standards internationaux.
Connue pour ses  belles et magnifiques plages, la cité des fleurs a toujours été considérée comme l’une des destinations préférées des visiteurs et estivants nationaux et étrangers. Sans toutefois parvenir à offrir à ces derniers des plages conformes aux normes sur la qualité des eaux de baignade, l’environnement et l’aménagement, la gestion des déchets et l’éducation à l’environnement.
Plusieurs défaillances et manquements constatés dans ces plages semblent avoir dissuadé le Comité national relevant de la Fondation - Mohammed VI pour la Protection de l'environnement de décerner ce label à la ville de  Mohammedia.
La décision de la Fondation de ne pas décerner le « Pavillon bleu » aux plages de cette ville devait toutefois faire réfléchir les autorités compétentes locales et les inciter à revoir leur politique en ce domaine.
En effet, il sera nécessaire qu’elles déploient d’énormes efforts à bien de niveaux, notamment des infrastructures, de la propreté, de l’hygiène, du transport, des parkings et de la signalisation, entre autres, pour que les plages du centre, Manismanne, Yasmina, Santa Monica, la Siesta et la magnifique Les Sablettes retrouvent  leur charme et leur aura d’antan.
Il faut dire que le sentiment d’insatisfaction l’emporte chez les nombreux estivants qui affluent en masse vers ces différentes places. Ce, en dépit des efforts et des mesures prises par les comités de suivi préfectoraux après chaque fin de saison estivale afin que les défaillances constatées soient évitées l’année d’après.
A ce propos, il est à signaler que des partenaires dont des entreprises citoyennes de renom se joignent à ces efforts en vue de rendre les plages de Mohammedia plus attrayantes.
En attendant que tout soit fait pour que ces plages parviennent à arracher prochainement leur «Pavillon bleu», il faut ajouter que les fins de semaines sont un véritable cauchemar pour de nombreux visiteurs se rendant les samedis et dimanches dans ces places et dont le nombre triple à certaines périodes.
L’état des routes, la plupart en délabrement et étroites, crée des embouteillages et des files interminables de voitures. Les automobilistes ont difficilement accès à certains endroits au point qu’il n’est pas toujours évident de se frayer un passage.
Autre problème qui se pose aux automobilistes et non des moindres : l’absence de parkings.  Trouver une place où garer son véhicule n’est pas une mince affaire. La solution ? S’en remettre aux parkings de fortune où les places demeurent une denrée rare en dépit des tarifs excessivement élevés.
La situation n’est pas meilleure au niveau des infrastructures et de l’aménagement pourtant nécessaires pour des plages dignes de ce nom. C’est notamment le cas des douches et des toilettes  qui, quand bien même elles existeraient, leur nombre reste insuffisant. Ce qui pousse les estivants à faire leurs besoins dans la nature. Des actes désagréables.
Pour ce qui est de la propreté des plages de Mohammedia, la société délégataire devait fournir davantage d’efforts  et mettre en place des moyens matériels et humains nécessaires à même d’assurer au quotidien  l’entretien de ces espaces jonchés d’ordures en tout genre. 
Par ailleurs,  il est indispensable d’assurer la sécurité des lieux et des vacanciers afin que ces derniers puissent vraiment passer des moments agréables. Pour ce faire, forces de l’ordre, gendarmes, forces auxiliaires doivent redoubler d’efforts et de vigilance.  Pour préserver la santé des estivants, les services préfectoraux et les autorités compétentes se doivent de lutter sans répit contre la mainmise des vendeurs ambulants sur les plages de Mohammédia, sachant que les marchandises qu’ils proposent sont hors de tout contrôle des services concernés et constituent  un danger réel  pour les consommateurs. 
Pour ce qui est des eaux de baignade des plages de la cité des fleurs,  la nouvelle station de prétraitement des eaux usées de Sidi Bernoussi est en train d’améliorer progressivement leur qualité depuis sa mise en service en mai dernier.
Enfin, il est impératif que les différents services et les autorités compétentes coordonnent leurs actions autour des plages de Mohammedia afin que celles-ci retrouvent leur charme dans le respect des normes internationales.




 


Larbi Bouhamida
Jeudi 23 Juillet 2015

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