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Une délégation d’ONG rend visite à Mustapha Salma

Soutien au militant sahraoui qui poursuit son sit-in devant le siège du HCR à Nouakchott




Une délégation d’ONG rend visite à Mustapha Salma
Une délégation de représentants d’organisations de défense des droits de l’Homme et d’autres associations de la société civile a rendu, récemment, une visite de solidarité et de soutien au militant sahraoui, Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, qui poursuit son sit-in devant le siège de la Représentation du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), à Nouakchott, après avoir annoncé, vendredi dernier, la suspension de sa grève de la faim.
 Cette délégation comprend Sabri Lhou, président du Centre marocain des droits et libertés, Loubna Benhachem, secrétaire générale du centre, Abderrahim Manar Esslimi, président du Centre maghrébin des études sécuritaires et des analyses politiques, Sidi Ahmed Jaanoun, président de la Ligue sahraouie marocaine en Europe pour le développement et la solidarité, ainsi que Mohammed Cheikh Al-Ismaili, président du Comité d’action pour le soutien de Mustapha Salma.
Dans une déclaration à la MAP, Sabri Lhou, expert en droit international et migration, a expliqué que le but de cette visite est de soutenir Mustapha Salma dans cette épreuve et d’attirer l’attention de la communauté internationale, et des ONG de défense des droits de l’Homme sur la nécessité d’un traitement équitable en matière des droits de l’Homme.
 M. Lhou a ajouté, dans ce cadre, que le cas de Mustapha Salma ‘‘revêt un caractère humanitaire et de défense des droits qu’il ne faut pas négliger, ni politiser dans la mesure où cela risque de porter atteinte aux droits de l’Homme tels que reconnus internationalement», affirmant que la qualité de réfugié reconnue à M. Mustapha Salma lui confère les droits stipulés dans la Convention internationale relative au statut des réfugiés, à savoir la liberté de circulation, et la possession à cet effet des documents nécessaires, la liberté de choisir le lieu dans lequel il souhaite s’établir, ainsi que le droit de rejoindre sa famille.
 En outre, M. Lhou a qualifié d’«anormale» la situation de Mustapha Salma en Mauritanie dans la mesure où il est considéré comme un ‘‘réfugié de passage», d’autant qu’il dispose d’une carte de réfugié lui permettant automatiquement de détenir tous les documents nécessaires à sa libre circulation, ajoutant que le HCR qui s’était chargé de son cas après avoir été renvoyé de force par les milices du Polisario, depuis plus de deux ans et demi, se devait d’ ‘‘assumer pleinement ses responsabilités’’ afin que M. Mustapha Salma puisse rejoindre sa famille et bénéficier des documents lui permettant de voyager».  Il a indiqué que Mustapha Salma qui a souffert de «l’emprisonnement, de la torture et du terrorisme psychologique, parle au nom de milliers d’autres personnes détenues dans les camps de Tindouf».  Dans une déclaration similaire, Abderrahim Manar Esslimi, a insisté sur la nécessité de mobiliser la communauté internationale qui doit assumer ses responsabilités face à cette situation, résultat d’une conspiration algéro-polisarienne.
 Cette visite, a-t-il ajouté, tend à sensibiliser les organisations politiques de défense des droits de l’Homme, les médias et la société civile en Mauritanie aux souffrances qu’endure M. Mustapha Salma depuis sa détention dans les camps de Tindouf. Il a, par ailleurs, mis l’accent sur l’importance de les sensibiliser sur la pertinence du projet d’autonomie du Sahara marocain, lequel, a-t-il fait observer, jouit d’un large soutien à l’échelle internationale, dans la mesure où il constitue un projet sérieux et crédible. M. Jaanoune a, quant à lui, insisté sur la nécessité de régulariser la situation de M. Mustapha Salma, afin qu’il puisse retrouver sa femme et ses enfants encore détenus à Tindouf, rappelant que la Ligue sahraouie marocaine en Europe pour le développement et la solidarité a exposé le cas de M. Mustapha Salma auprès d’instances régionales, internationales et gouvernementales de défense des droits de l’Homme, ainsi qu’auprès de plusieurs partis politiques à travers le monde.
 Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud avait, rappelle-t-on, été enlevé le 21 septembre 2010 par les milices du Polisario à son arrivée au point de passage frontalier menant aux camps de Tindouf, depuis le territoire mauritanien, alors qu’il comptait rejoindre sa famille. Il a été détenu dans un lieu secret pour avoir exprimé, lors de sa visite au Maroc, son adhésion à la proposition d’autonomie marocaine, en tant que solution crédible et sérieuse pour parvenir à un règlement définitif du conflit artificiel du Sahara. Après sa libération, il a été remis au HCR en Mauritanie à la faveur d’une large campagne internationale.

Libé
Samedi 6 Juillet 2013

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