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Une coalition rebelle aux portes d'un aéroport militaire tenu par les forces du régime syrien

l'EI suspend trois hommes les bras en croix pour "harcèlement sexuel"




Une coalition d'islamistes et de jihadistes d'Al-Qaïda était vendredi aux portes de l'aéroport militaire d'Abou Douhour, la dernière position de l'armée dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, selon une ONG.
"Le Front al-Nosra et des groupes islamistes ont pris le portail d'entrée de l'aéroport après que plusieurs combattants d'al-Nosra sur des motos ont mené des attaques suicide et se sont emparés de positions à la périphérie de cet aéroport", a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
L'aviation bombarde intensément le secteur, situé dans le nord de l'aéroport, pour empêcher l'avancée des islamistes et les combats ont fait jusqu'à présent 16 morts dans les rangs de l'armée et 18 chez les assaillants, selon l'OSDH. Une première attaque mardi du Front al-Nosra avait échoué, faisant 10 morts dans ses rangs. L'offensive de vendredi a été confirmée par une source militaire syrienne, citée par la télévision officielle. "L'armée fait face à une offensive contre l'aéroport d'Abou Douhour. Elle a tué un grand nombre de terroristes d'al-Nosra et détruit leurs armes et leur équipement", a indiqué cette source.
L'"Armée de la Conquête", coalition regroupant al-Nosra et d'autres groupes rebelles, s'est emparée de la ville d'Idleb le 28 mars et a pris par la suite une localité importante ainsi que la plus grande base militaire de la province éponyme.
La province d'Idleb est voisine de celle de Lattaquié, fief du clan Assad, qui dirige d'une main de fer la Syrie depuis près d'un demi-siècle. Deux villages chiites, Kafraya et Foua, échappent toujours au contrôle des rebelles. Le groupe extrémiste sunnite Etat islamique (EI) a suspendu jeudi les bras en croix trois hommes pour "harcèlement" contre des femmes, dans la ville syrienne de Mayadine (est), a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Une pancarte a été accrochée au cou des trois hommes avec l'inscription: "70 coups de fouet, 10 jours de prison, humiliation dans la cage une journée entière pour harcèlement à l'encontre des femmes musulmanes", selon la même source. C'est la première fois que l'EI porte de telles accusations. Le groupe extrémiste avait toutefois déjà utilisé ce châtiment dans les régions qu'il contrôle notamment pendant le Ramadan pour "non-respect" du jeûne, selon l'OSDH.
Accusé de crimes contre l'humanité par l'ONU, l'EI a procédé à de nombreuses décapitations d'hommes, à des exécutions massives et des lapidations de femmes soupçonnées d'adultère.
Depuis la proclamation il y a un an de son "califat" sur les portions de territoires syriens et irakiens qu'il contrôle, le groupe jihadiste a exécuté plus de 3.000 personnes en Syrie, dont au moins 1.800 civils parmi lesquels 74 enfants, selon l'OSDH.

Samedi 29 Août 2015

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