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Une affaire de gros sous éclabousse la filiale d’Attijariwafa bank au Sénégal

CBAO–Attijari clarifie sa position




Une affaire de gros sous éclabousse  la filiale d’Attijariwafa bank au Sénégal
C’est une affaire délicate que le top management des banques de la place dakaroise prend au sérieux.
Et pour cause. L’affaire Aïda Ndiongue, du nom de la femme d’affaires accusée de détenir une fortune louche, estimée à plusieurs milliards de franc Cfa, embarrasse les banques du pays. Au point qu’elle pourrait ternir l’image de nombreuses institutions financières accusées à tort ou à raison d’être complices de la milliardaire pour n’avoir pas dénoncé cette dernière auprès de la CENTIF (Cellule nationale de traitement des informations financières).
C’est notamment ce qui est reproché à la CBAO-Attijariwafa bank (filiale du groupe financier marocain Attijariwafa bank) qui se retrouve de fait engluée dans cette affaire sans précédent, qui fait les choux gras de la presse du pays de la Teranga.
Mais pour la première banque sénégalaise, accusée d’avoir hébergé  dans ses coffres-forts  plus de 47 milliards de francs de l’ex-sénatrice libérale, il n’est pas question d’encaisser des coups dans une affaire dont elle ne s’est pas rendue coupable. La banque conteste notamment l’idée d’avoir violé la loi, précisant que les sommes placées dans ses coffres provenaient de virements du Trésor public. Ce qui lève tout soupçon quant à son origine.
La semaine dernière, son président directeur général, Abdelkarim Raghni, confiait au journal Le Populaire : «Les coffres-forts sont loués par la banque pour que les clients y déposent en toute liberté leurs biens. Mais les banques ne gèrent pas les contenus des coffres». 
Poursuivant ses explications, le banquier a ajouté: «C’est comme si je loue une voiture à quelqu’un, je ne peux lui dire vers quelle destination il doit se diriger. On n’a pas violé de lois. La vérité n’est pas toujours ce qui est interprété sur la place publique. C’est un sujet que seule la justice peut traiter».
Des explications appuyées par le personnel de la banque. «C’est comme lorsque quelqu’un vous loue une maison. S’il y met des objets volés, on ne poursuivra sans doute pas le propriétaire de la maison mais celui qui l’occupe», s’est  offusqué  un cadre de la banque, cité par la presse locale.
En attendant son dénouement, si dénouement il y a, jamais un jour ne passe sans que les citoyens sénégalais ne soient submergés par cette affaire dont les ramifications pourraient surprendre plus d’un.
Au moment où nous mettions sous presse, la presse sénégalaise indiquait qu’Abdelkarim Raghni serait «au Maroc pour une urgence». 

A.B
Mercredi 29 Janvier 2014

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