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Une Mannshaft quatre étoiles : Et l’Allemagne de conquérir l’Amérique !




Une Mannshaft quatre étoiles : Et l’Allemagne de conquérir l’Amérique !
Réputée pour être inviolable en ses terres, l’Amérique, une fois n’est pas coutume, aura succombé sous les coups de crampons tout de charme d’un collectif allemand en route vers un futur que bien des nations doivent aujourd’hui lui envier. Dimanche donc, à Rio dans le mythique stade de Maracana, les hommes de Joachim Low ont été couronnés champions du monde en battant du minimum requis et dans les prolongations à sept minutes de la fin du temps règlementaire, l’Argentine du petit mais non moins grand Lionel Messi. 
Pour l’anecdote et l’histoire, c’est Götze qui illumina cette rencontre jusque-là vierge en buts mais au demeurant riche en spectacle, jeu et émotion, d’un joli contrôle de la poitrine et d’une reprise encore plus belle aux fonds des filets du malheureux Romero. 
Si la Mannshaft a triomphé de l’Albiceleste, elle le doit à son côté laborieux impitoyable et si efficace qui aura triomphé des coups de boutoir désespérément inutiles des Messi, Aguëro et autres Palacio et Iguaïn.   C’est le quatrième triomphe de l’équipe d’Allemagne qui en trois finales (1986,1990 et 2014) en Coupe du monde contre ce même adversaire en aura remporté deux. 
Du coup, l’Europe dans son mano a mano  avec l’Amérique augmente son capital d’un écart de deux victoires en se retrouvant au petit jeu de la calculette, avoir remporté onze des vingt éditions jouées. Dans l’histoire, l’Italie et l’Allemagne se partagent la part du lion avec quatre timbales levées devant l’Angleterre, la France et l’Espagne une fois. L’Amérique latine, quant à elle, en totalise neuf, cinq pour le Brésil grande déception de cette compétition qu’il a organisée et deux chacune pour l’Uruguay  et l’Argentine. 
Que retenir de ce cru 2014, si ce n’est bien sûr le couronnement pour une fois d’une nation européenne en une terre hostile jusque-là, l’Amérique, et les attentes auxquelles n’ont pas pu ou su répondre des cylindrées genre Brésil pays organisateur humilié (7-1) en demi-finale par le vainqueur de l’édition. L’Espagne tenante du titre et double championne d’Europe écrasée par les Pay-Bas (5-1) et sortie dès le premier tour, le Portugal du ballon d’or Ronaldo cartonné par l’Allemagne d’entrée (4-0) et qui ne s’en est pas remis, l’Angleterre et l’Italie ont connu le même sort un peu comme des vauriens.
Au chapitre des satisfactions, les Pays-Bas et Robben bien sûr et la Colombie et le premier buteur (6 buts) James Rodriguez auraient peut-être mérité un autre sort que de jouer le pays organisateur et Neymar en quart.  On peut y ajouter le Costa Rica qui a cru jusqu’au bout de la nuit devant les Orange de Van Gaal et l’Algérie et Wahid téméraires et malheureux devant l’Allemagne en huitièmes. Que dire de plus que cette Coupe du monde 2014 autant prolifique que France 1998 (2,7 buts de moyenne) aura été d’abord celle des gardiens, et des coachs et si Scolari a été limogé sitôt le dernier match battu (0-3) par les Pays-Bas, c’est qu’il est l’exeption qui confirme la règle. A Russie 2018! 

Mohamed Jaouad Kanabi
Mardi 15 Juillet 2014

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