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Un témoignage qui en dit long : Crétins, les dirigeants israéliens




A deux reprises, et en un laps de temps assez court, l’ex-chef du Mossad israélien, les services secrets extérieurs d’Israël, s’en prend aux dirigeants actuels de Tel Aviv, osant les traiter de crétins. L’homme a raison, et mille fois qu’une!
Pourquoi Meir Dagan a-t-il fait cette sortie tonitruante, faisant éclater une bombe dans le microcosme politique israélien ? En connaisseur, il sait de quoi il parle. Durant son exercice, il a remarqué que les gouvernants israéliens n’ont pas su saisir les nombreuses occasions qui leur étaient offertes pour établir la paix avec leurs voisins arabes. Et donc n’ont pas su être au rendez-vous de l’histoire!
Laisser passer l’opportunité de l’initiative de paix telle que formulée par le Roi Abdallah Ben Abdelaziz d’Arabie Saoudite a été une grossière erreur pour l’ancien n° 1 du Mossad qui tient pour responsables les dirigeants israéliens qui ont fait montre de manque de discernement et d’intelligence.
Meir Dagan, qui a été jusqu’à peu de temps, le chef des renseignements extérieurs israéliens, affirme qu’Israël pâtit depuis quelque temps de la présence de dirigeants élus faibles et dénués de courage pour assumer des responsabilités audacieuses. Il en ressent de l’amertume.
Mais l’homme ne veut pas y renoncer pour autant.
C’est pourquoi, il persiste à demander aux dirigeants de son pays d’ouvrir le dialogue avec les Palestiniens en leur proposant une initiative menant à la paix entre les deux entités. Il n’y a pas d’autre choix, dit-il, parce que cela y va de l’intérêt d’Israël et donc de sa survie.
Aussi, Meir Dagan suggère-t-il aux responsables israéliens d’adopter l’initiative de paix arabe qui propose une normalisation des relations entre Israël et les pays arabes en contrepartie de l’évacuation des territoires palestiniens jusqu’aux frontières de 1967 y compris l’Est de Jérusalem. De même que l’établissement d’un Etat palestinien indépendant et la recherche d’une solution équitable au problème des réfugiés palestiniens.
Il est évident, et comme on pouvait s’y attendre, ces paroles censées émanant d’un responsable éminent de l’appareil décisionnel israélien n’ont pas été du goût du gouvernement de Tel Aviv qui a été prompt à réagir pour les mettre sous le boisseau.
Mais c’était mal méconnaître Meir Dagan qui a su déjouer le black-out ainsi instauré, et dire ce qu’il avait à dire, lors d’une conférence à l’Université de Tel Aviv. Donc le message est passé!
Une fois encore, Israël qui se targue d’être le seul pays démocratique de la région, assurant la libre expression à tout un chacun, est pris en flagrant délit de mensonge en cherchant à tout prix à interdire de parole l’ex-n° 1 du Mossad  parce qu’il a osé dire tout haut que les dirigeants de son pays sont dans l’erreur et qu’ils ne sont pas à la hauteur des opportunités historiques.

Youssef BENZAHRA
Lundi 6 Juin 2011

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