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Un secteur en manque de visibilité : Le tourisme de désert en mal d’un plan Marshall




Un secteur en manque de visibilité : Le tourisme de désert en mal d’un plan Marshall
Le secteur touristique a-t-il surmonté la conjoncture internationale difficile ? A en croire les professionnels, la reprise n’est pas pour demain. Un travail de fond attend donc les décideurs du secteur. Des plans Marshall doivent même être prévus pour certaines régions, négligées en la matière, en l‘occurrence celles de Ouarzazate, Zagora et Errachidia, selon les professionnels.
Bien que la crise n’ait pas touché aussi gravement le Royaume comme ce fut le cas pour la Tunisie et l’Egypte, ses concurrents nord-africains, la situation touristique n’est pas au beau fixe. « Nous vivons la crise depuis plus de deux ans, et hormis les mois d’avril et mai, le tourisme pâtit des conséquences d’une conjoncture, et d’un manque flagrant de promotion pour notre produit touristique de désert », souligne Ahmed Chahid, président du Conseil provincial de tourisme (CPT) de Zagora.
Et d’ajouter que même la stratégie de la région Souss-Massa-Drâa en matière touristique ne contribue pas à remédier à cet état, dans la mesure où « les contrats-programmes et projets à développer visent l’augmentation du nombre de lits, alors que le taux d’occupation annuel varie entre 10 et 11 % ». Les professionnels de la région de Ouarzazate et Zagora sont unanimes quant à la réorientation des priorités. « Il est donc temps de s’orienter vers d’autres rubriques, en l’occurrence les programmes de promotion, de mise en valeur et d’animation, au lieu de se fixer sur l’augmentation des capacités litières», fait préciser un membre du CPT Ouarzazate. Et puis, l’on ne sait comment Ouarzazate et régions peuvent améliorer le nombre de touristes, sans des fréquences aériennes régulières à même de fidéliser une clientèle éprise de ce produit touristique particulier.
Certes, les données officielles montrent que les nuitées totales réalisées dans les établissements d'hébergement touristique classés en juin 2012 ont enregistré, une progression notable de +13% par rapport à juin 2011, mais il ne faut pas oublier non plus que tous ces chiffres ne sont positifs que par rapport à l’année « blanche » de 2011, et non par rapport aux années fastes du tourisme marocain, notamment l’an 2000. Et en plus, ce n’est pas généralisable sur toutes les zones, le Sud-est accuse une régression alarmante. Au lieu d’un peu plus de 205 mille nuitées réalisées entre janvier et juin 2011, l’on a n’enregistré que 178 mille nuitées durant la même période en 2012! Même chose pour Zagora qui pâtit en silence. «Il n’existe aucune visibilité pour le nouveau département, rien sinon une tentative de sauver le balnéaire», confie un professionnel de la région.
Les notes positives restent ainsi singulières. Stéphane Killinger, directeur général (DG) de la station balnéaire Mazagan Beach & Golf Resort, qui déclare dans un entretien au quotidien +L’Economiste+, qu’« en août, le taux d’occupation du Mazagan Beach & Golf Resort a atteint 80%... Notre clientèle provenait principalement du marché international», attribuant cette réussite au « développement d’une stratégie commerciale et de marketing très pointue et très agressive en direction de la clientèle de loisirs et d’affaires, à la fois nationale et internationale ». Seulement, en matière  de services, il est déconseillé de généraliser ses bilans, disent les économistes.
Le tourisme marocain se compose de plusieurs produits différentiels, par leurs types et leurs natures. « Faire la promotion de tels résultats, en l’absence d’une vision générale, serait de la pure démagogie, qui occulte les véritables problèmes, en l’occurrence le développement d’un marché national à travers des programmes bien ficelés, dépassant les échecs de Kounouz Biladi », explique Ahmed Chahid.

Mustapha Elouizi
Samedi 22 Septembre 2012

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1.Posté par Sejour esthétique Tunisie le 24/09/2012 09:41
C'est d'autant plus un enjeu que le tourisme de désert ou saharien pourrait constituer une alternative de premier ordre au tourisme classique de masse qui est en train de faire long feu au Maghreb et en Tunisie en particulier. Recouvrer du tropisme auprès des visiteurs étrangers passera forcément par un renouvellement de l'offre de séjour et de découverte dont le désert fait partie.

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