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Un scientifique veut créer de la viande en laboratoire




Aux Etats-Unis, dans la ville de Charleston située en Caroline du sud, le scientifique Vladimir Mironov s’échine depuis maintenant dix ans à créer de la viande dans son laboratoire.
Vladimir Mironov, ingénieur sur les tissus et le développement biologique, fait partie des quelques rares scientifiques à travers le monde à chercher à développer de la viande de synthèse. Pour lui, cette méthode permettrait de conserver les terres sur lesquelles se trouvent des animaux en pâturage en cessant de développer une vieille technique : celle qui consiste à élever des bêtes debout sur leurs quatre pattes !
Aux Etats-Unis, cette recherche de croissance in vitro n’est que légèrement financée par l’administration spatiale et aéronautique nationale. Les instituts nationaux de la santé, de la nourriture et de l’agriculture refusent de financer pareil projet, indique Vladimir Mironov, cité par le site ScientificAmericain.com. En effet, dans un objectif d’exploration interplanétaire, dans l’impossibilité d’emporter une vache avec eux, les astronautes auraient ce système
de production.
Déjà étudiée, l’installation où "pousserait" cette viande se verrait appelée "carnery" (traduire par "charnier"). Vladimir Mironov envisage un bâtiment de la taille d’un terrain de football équipé d’énormes bioréacteurs ou de plusieurs petits destinés à fabriquer ce qu’il appelle des "charlem" pour "Charleston engineered meat" (viande produite à Charleston).
L’idée peut paraître folle mais un éminent spécialiste de la biologie, Nicholas Genovese, explique que de nombreux produits sont déjà conçus de la même manière. Il prend l’exemple des yaourts, de la bière et du vin. Pour lui, le fait que des produits similaires soient produits dans des laboratoires bloquerait les esprits.
Vladimir Mironov poursuit : "Vous voulez un peu de graisse, vous voulez du porc, de l’agneau ? Pas de problème, nous créons exactement ce que vous voulez. Nous pouvons même décider de la saveur". Cela serait possible sans produire d’OGM à proprement parler. Seuls les tissus musculaires grandiraient, sans appartenir à un organisme animal vivant.

Maxisciences
Mercredi 2 Février 2011

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