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Un régime aux abois




En réponse à la décision de la Ligue arabe de la suspendre, la Syrie se dit victime d’un complot. Rien que ça !
Le régime de Bachar Al Assad, qui a usé d’atermoiements pour ne pas répondre aux injonctions de la Ligue arabe, notamment son refus d’appliquer le plan arabe de sortie de crise, a été surpris par la décision sans ambages de l’organisation arabe de suspendre l’adhésion de Damas à ses instances.
C’est la seconde fois que la Ligue arabe prend la décision de suspendre l’un de ses membres. La première fois, il s’agissait du régime despotique de Mouammar Kadhafi de se voir interdire la participation aux travaux de l’instance arabe.
En même temps qu’il demande la réunion d’un Sommet arabe, une façon de tergiverser, le régime de Bachar Al Assad organise des  rassemblements  sur commande des populations  qui lui sont dévolues pour démontrer sa popularité.
Or, l’on sait que sa « popularité » il y a longtemps qu’elle a été entamée. Et que le spectacle auquel l’on a droit, rappelle malencontreusement celui fourni par les régimes autoritaires d’une autre époque.
Pendant que les thuriféraires du régime s’exhibaient, la soldatesque syrienne s’acharnait en d’autres lieux comme à son habitude  contre les opposants du régime faisant de nouvelles victimes entre morts et blessés.
De plus, des chancelleries de pays arabes responsables (sic) de la décision de la Ligue arabe de suspendre la Syrie étaient l’objet d’actes de vandalisme.
C’est dire que le régime de Damas est aux abois ! Il se lance dans des actions de paranoïa alors que l’étau se resserre de plus en plus autour de lui.
Les multiples appels lancés à Bachar Al Assad pour lui trouver une sortie sont restés vains.
Encore faut-il savoir si Bachar Al Assad dispose réellement de sa liberté d’action ? On peut avancer sans risquer d’être contredit que cela ne paraît pas être le cas. Il n’est pas libre de ses mouvements. Il est l’otage de son clan et de son parti. Même s’il le voulait, il se trouve dépassé par les événements.
Pendant ce temps, le peuple syrien paie un lourd tribut à un pouvoir  extrémiste aux multiples centres de décision.

Youssef BENZAHRA
Mercredi 16 Novembre 2011

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