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Un programme d’action pour réduire les risques sanitaires liés au changement climatique


Une contribution à la COP22 qui se tiendra en novembre prochain à Marrakech



Le changement climatique est déjà à l’origine de dizaines de milliers de décès chaque année, a souligné récemment l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
D’après l’organisation onusienne, «ces décès sont dus à des épidémies survenant plus fréquemment de maladies telles que le choléra, à la répartition géographique beaucoup plus étendue de maladies comme la dengue et à des événements climatiques extrêmes comme les vagues de chaleur et les inondations».
L’évolution dramatique de la situation est telle qu’une intervention d’urgence s’impose afin de réduire un tant soit peu les risques sanitaires liés au changement climatique, ont estimé les participants à la 2ème Conférence mondiale sur la santé et le climat (7 au 8 juillet) sur le thème «Créer des sociétés plus saines grâce à la mise en œuvre de l’Accord de Paris».
Au cours de cette conférence, organisée conjointement par l’OMS et le gouvernement français, en étroite collaboration avec le gouvernement marocain, experts en santé et praticiens ont proposé des mesures clés destinées à soutenir la mise en œuvre de l’Accord de Paris (adopté le 12 décembre 2015) en vue de réduire les risques sanitaires liés au changement climatique.
Ce programme d’action est une contribution à la COP22, qui se tiendra en novembre 2016 à Marrakech, a assuré l’OMS rappelant que près de 7 millions de personnes meurent chaque année de maladies causées par la pollution de l’air, telles que le cancer du poumon et l’accident vasculaire cérébral.
La situation est d’autant plus préoccupante que des experts prévoient que, d’ici 2030, «les changements climatiques causeront chaque année 250.000 décès supplémentaires imputables au paludisme, aux maladies diarrhéiques, au stress thermique et à la dénutrition », a rappelé l’agence.
Les experts avancent que les enfants, les femmes, les personnes âgées et les pauvres paieront le plus lourd tribut. Ce qui, aggravera « les inégalités déjà existantes dans le domaine de la santé, aussi bien entre les populations qu’en leur sein », craint-on.
Ainsi, les participants ont insisté sur les avantages que représente le passage à des sources d’énergie plus propres, expliquant que celles-ci permettront de diminuer les niveaux des polluants climatiques et atmosphériques et de fournir de l’électricité nécessaire de toute urgence aux établissements de santé des pays à revenu faible.
Au cours de leurs échanges, les participants ont aussi appelé à davantage d’efforts pour promouvoir les établissements de santé et des technologies à faibles émissions de carbone, persuadés qu’ils peuvent simultanément améliorer la prestation de services et réduire les coûts ainsi que l’impact climatique et environnemental.
Les participants ont également préconisé de promouvoir une alimentation riche en fruits et en légumes, notamment les variétés locales de saison. A propos, ils ont affirmé que le passage à une production alimentaire plus viable et à une alimentation plus saine rendrait l’environnement plus agréable et contribuera à réduire les maladies non transmissibles.
Afin d’établir le lien entre l’évaluation économique des effets sanitaires et le changement climatique, la conférence a exhorté les pays à adopter une nouvelle approche et à «consacrer davantage leurs dépenses à la protection de la santé contre les risques liés au climat, tels que les événements climatiques extrêmes et les flambées de maladies infectieuses; aux sources d’énergie plus propres; à des systèmes de transports plus viables ainsi qu’à l’urbanisme qui permet également de réduire les risques majeurs pour la santé, tels que la pollution de l’air dans les villes et les habitations», a indiqué l’OMS.
Ils ont également mis l’accent sur l’intensification du financement consacré au changement climatique et à la santé moyennant des ressources et mécanismes supplémentaires ainsi que des ressources existantes réservées à l’adaptation.
Par ailleurs, afin de mettre en évidence les moyens de faire face au changement climatique et d’améliorer la santé, les participants ont exhorté les parties prenantes à collaborer par l’intermédiaire d’une large coalition pour le climat englobant la santé et l’environnement.
«Les participants se sont aussi penchés sur la nécessité de mesurer les progrès accomplis par les pays en matière de protection de la santé contre le changement climatique et de notification par l’intermédiaire des profils de pays santé et climat OMS/CCNUCC et des indicateurs des objectifs de développement durable. L’OMS a déjà publié des profils portant sur 40 pays», peut-on lire sur le site de l’agence.
Soulignons enfin que la campagne BreatheLife de l’OMS et de la Coalition pour le climat et l’air pur a été lancée en marge de cette conférence.

 

Alain Bouithy
Mardi 19 Juillet 2016

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