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Un plaidoyer civil national pour la démocratie participative




La démocratie participative n’est pas la tasse de café d’Abdelilah Benkirane. Elle est même le  cadet de ses soucis. Un groupe de travail civil a été créé, le week-end dernier à Fès, pour lui rappeler qu’il s’agit d’un principe constitutionnel à même de promouvoir la participation politique. Forte de réseaux associatifs régionaux et de carrefours associatifs connus et reconnus, cette dynamique nationale vise la défense de la démocratie participative, rempart contre toute manœuvre de contrôle et de mainmise politique. Une campagne de plaidoyer a été ainsi lancée, depuis la ville de Fès et compte couvrir tout le territoire national. Outre les relais associatifs installés sur Rabat et Casablanca, la liste du groupe se compose  de formations civiles d’Azilal, Tétouan, Zagora, Ouarzazate, Safi, Nador, Mdiq, Fès, Meknès, Taounat, Ben Guerir, Marrakech, Taza, Hajeb …
Dans un communiqué, ce groupe de travail auquel ont adhéré jusqu’à présent une centaine de réseaux nationaux, régionaux et points focaux associatifs, dénonce « une obturation systématique et  manifeste de la part du gouvernement de l’esprit de la Constitution ». Il rejette aussi les contenus de tous les projets de loi qu’entend soumettre le gouvernement au Parlement, relatifs à la démocratie participative. 
Ahmed Dahmani, président d’Alternatives citoyennes, est clair sur ce point : « Les projets de loi en perspective ne reflètent pas les ambitions de la société civile démocratique et ne  visent encore une fois qu’à imposer une certaine mainmise gouvernementale, à l’instar d’une vision empreinte de quadrillage et de contrôle ».
Et d’ajouter : « Nous entendons nous organiser davantage pour contrer toutes les tentatives et violations des droits des citoyens, notamment celles relatives aux droits d’expression, de présentation des motions et pétitions, en tant qu’outils constitutionnels, garants de la participation de la société civile dans la vie publique et politique »
Les formations civiles réunies à Fès ont également appelé le gouvernement à débloquer le débat public autour des législations et initiatives  portant sur la vie publique. Dans ce cadre, elles ont dénoncé, dans le même document, les tentatives portant atteinte au principe d’égalité et des droits humains des femmes, « à travers une campagne  enragée contre le rapport du CNDH sur l’état de l’égalité et de l’équité au Maroc ».
La dynamique lancée pour la démocratie participative est aussi forte d’un ensemble de réseaux tels que le Razded de Zagora, Tada d’Azilal, Rezaq de Casablanca, Raq de Khémisset, Rac de Tétouan, le Forum des droits de l’Homme du Nord du Maroc… Les acteurs civils comptent bien remplir leur rôle de contrôle des législations et des politiques publiques… la démocratie participative étant leur cheval de bataille.

Mustapha Elouizi
Vendredi 13 Novembre 2015

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