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Un parlementaire tué par balles à Casablanca




Arrestation d’un suspect qui aurait eu des différends avec la victime

Ph : Lmoussaoui
Ph : Lmoussaoui
Mort d’homme. Aussitôt les langues se délient et les plumes de se faire particulièrement prolixes.
Si l’intérêt est aussi grand, c’est parce que, d’une part, la victime se trouvait être député parlementaire et, d’autre part, ce sont ces coups de feu nourris qui ont mis fin à ses jours.
Mardi soir, Abdellatif Merdas, 53 ans, député UC à la première Chambre, rejoignait son domicile au quartier huppé de Casablanca dit «Californie».  Il n’aura pas le temps de rentrer sa voiture au garage. Un autre véhicule, immatriculé à l’étranger selon quelques dires, était à l’affût. L’un de ses occupants dégaine et tire. Trois balles  traversent les vitres, transpercent les portières et touchent mortellement Abdellatif Merdas. La voiture des assaillants repart en trombe.
Les rares témoignages recueillis sur place à une heure de très faible affluence n’auront pas été déterminants.
L’exploitation des images des caméras de surveillance qui abondent dans le quartier aura, en revanche, aidé les limiers de la préfecture de police de Casablanca qui ont rapidement investi les lieux.
De fil en aiguille, ils vont vite se mettre sur une piste qui les mènera tout droit vers un suspect. Mercredi matin, tombe un communiqué de la direction générale de la sûreté nationale et qui fait état de l’existence de «preuves matérielles de l’implication présumée d’un individu originaire de la ville de Ben Ahmed», la même ville donc que représentait le défunt sous la Coupole. Les liens entre la victime et l’assassin présumé étaient de ce fait établis. Le communiqué va même plus loin, en précisant que ce dernier avait proféré des menaces contre le premier pour, précise-t-on, «des différends personnels à caractère privé». Son arrestation a pu avoir lieu dans son domicile à Ben Ahmed même.
Les perquisitions effectuées sur place auront conforté les enquêteurs, puisque deux armes de chasse et des cartouches identiques à celles qui ont servi dans cet acte criminel ont dû être saisies.
Il va sans dire que l’on en saura plus dans les jours qui viennent. Toutefois, l’on serait d’ores et déjà en mesure d’avancer que ceux qui sont vite allés en besogne pour y déceler un quelconque motif politique en ont eu pour leurs frais.
 

H.T
Jeudi 9 Mars 2017

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