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Un nouveau concept se développe au Maroc : RE/Max lorgne l’intermédiation immobilière au Maroc




La filiale internationale RE/MAX, déjà installée dans de nombreux pays européens, va annoncer l’ouverture prochaine d’agences d’un genre nouveau dans les grandes villes du Royaume telles que Rabat, Casablanca, Agadir ou encore Tanger. Le choix du Maroc s’explique, selon Soufiane Elaamili, PDG de la filière nationale, par la « modernisation que connaît le pays en la matière ». Le secteur devenu très porteur attire de plus en plus les grands groupes internationaux.
Le concept est judicieux : dans un pays «où la culture de l’intermédiation est proche de celle de l’Italie » toujours selon M. Elaamili, il s’agit d’affilier des agents immobiliers à une enseigne de renommée internationale et ce pour leur permettre de bénéficier d’une certaine « notoriété ». Pour le moment RE/MAX recrute des franchisés, à savoir des personnes susceptibles de payer une somme allant de  100.000 à 200.000 dirhams pour devenir un «manager» et «gérer le quotidien des agents immobiliers» en leur proposant notamment des cadres de travail agréables.
Ces franchisés sont le plus souvent des agences immobilières, ou des MRE (Marocains résidant à l’étranger) soucieux d’investir dans leur pays d’origine. Ainsi, un nouveau degré d’intermédiation est instauré entre le groupe international et les agents immobiliers eux-mêmes.
Cependant, si ce concept se veut novateur, il dissimule en fait un problème réel. La note de la commission à payer au groupe risque fort de s’avérer salée pour les particuliers, et précisément pour les acheteurs désireux d’acquérir un nouveau bien. Les réseaux d’intermédiation mis en œuvre par le groupe sont coûteux. Sous couvert d’un certain prestige et d’un standing des prestations, les sommes à payer sont souvent exorbitantes. L’agent immobilier n’est pas le principal bénéficiaire de celles-ci, loin s’en faut, car il ne peut espérer que jusqu’à 50%  de la commission perçue.
En règle générale et lors de transactions immobilières par le biais d’agences, les commissions à payer  sont de l’ordre de 2, 5% (hors taxes) tant pour l’acheteur que pour le revendeur. En outre, les acquéreurs doivent également s’acquitter des frais notariaux tels que la législation le prévoit pour tout achat d’un bien immobilier. Or la taxe notariale ne s’élève qu’à 0,5%, ce qui signifie concrètement que le taux perçu par ce type d’agences est 5 fois supérieur à celui perçu par un agent de l’Etat chargé de garantir la pérennité et la valeur du contrat et fournissant un réel travail.
Dès lors, l’on se doit d’être vigilant avant d’effectuer une transaction par le biais de nouvelles agences de la sorte. Le prix du « prestige » et de la « renommée » peut parfois se révéler très lourd à payer... 

Sofia Aliamet
Jeudi 22 Octobre 2009

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