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Un mal pour un bien pour Mourinho?




Un mal pour un bien pour Mourinho?
Eliminé par le FC Barcelone en quart de finale retour de la Coupe du roi mercredi, l'entraîneur du Real Madrid José Mourinho, sous pression, peut toutefois s'enorgueillir d'avoir vu ses joueurs malmener le rival honni jusqu'à remonter deux buts pour décrocher le nul (2-2).
Nul doute que le Special One aurait rêvé d'un plus beau cadeau d'anniversaire pour ses 49 ans, célébrés jeudi. Car Mourinho a donc de nouveau échoué à mener ses joueurs au succès contre le Barcelone de Guardiola lors des 90 minutes réglementaires. Et après neuf affrontements, le compteur du technicien portugais reste bloqué à un seul succès, acquis après prolongation en finale de la Coupe du roi l'an passé (1-0), contre trois nuls et surtout cinq défaites.
Mais le scénario de ce quart de finale retour a pourtant de quoi effacer quelques rancoeurs relevées à l'issue d'une manche aller douloureuse (1-2).
D'abord parce que ses joueurs se sont arrachés pour remonter un écart de deux buts en terrain hostile. Ronaldo (68), puis Benzema (72), ont ainsi remis la Maison Blanche dans le match après que Pedro (43) puis Dani Alvès (45+3) ont frappé les premiers.
Ensuite et surtout parce que dans le jeu, Madrid a fait preuve d'une autorité qu'il avait rarement montré dans les clasicos précédents.
Avec un brin de réussite supplémentaire, les Madrilènes auraient même pu signer un véritable exploit et renverser totalement la vapeur.
Qu'en aurait-il été de ce match si Gonzalo Higuain avait marqué dès la 10e seconde au lieu de rater le cadre, après une monumentale absence de Piqué sur une passe en retrait de Dani Alvès ?
La C1 en vue
Manque de chance, l'Argentin n'a pas rendu au technicien la confiance que ce dernier avait placé en lui en le titularisant à la place de Benzema.
L'attaquant français, lui, entré en jeu à sa place à la 61e minute, n'a pas manqué l'occasion de briller, égalisant à 2-2 (72) avec au passage un coup du sombrero sur Puyol...
Avec cette élimination, le Real abandonne donc le trophée décroché l'an passé. Mais il se libère aussi un peu plus au niveau du calendrier.
Mourinho a désormais les cartes en mains pour gérer au mieux sa position préférentielle en Liga où le Real, meilleure attaque de la péninsule, compte cinq points d'avance sur Guardiola et ses hommes.
Sans oublier que le Real est évidemment toujours en course en Ligue des champions - comme Barcelone - où il affrontera le CSKA Moscou.
De quoi peut-être accoucher de nouveaux clasicos comme l'an dernier en demi-finales, et mesurer si le rapport de forces, malgré les apparences, ne serait pas en train de basculer.

Libé
Vendredi 27 Janvier 2012

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