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Un long chemin vers la reprise de l’activité aux Philippines

Survivre dans une ambiance d’apocalypse




Un long chemin vers la reprise de l’activité aux Philippines
Le typhon Haiyan qui a ravagé les Philippines il y a plus d’une semaine a détruit les maisons mais aussi les moyens de subsistance, laissant présager d’un avenir difficile pour de nombreux commerçants et petits patrons sinistrés.
Depuis le passage le 8 novembre de l’un des typhons les plus puissants à avoir jamais touché terre, prévoir l’avenir n’est pas la priorité des sinistrés qui doivent d’abord survivre dans cette apocalypse, sans toit, ni eau, ni nourriture. Dans cette petite ville très animée il y encore quelques jours, les magasins de la rue principale ont été réduits à des tas de débris qui commencent à peine à être déblayés. Sur la grande route qui mène en ville, une inscription en anglais lance cet appel: «Aidez-nous, victimes du typhon sans nourriture».
Samedi, des équipes de secours ont repêché le cadavre d’une femme flottant dans la rivière qui traverse la ville, pendant que plusieurs victimes enveloppées dans des sacs mortuaires attendaient d’être collectées devant une église en partie détruite.
Sur l’île de Samar, frappée en premier par le typhon, quelques signes d’une reprise de l’activité économique sont visibles. Ainsi dans la ville de Guiuan, une poignée de commerçants ont installé des stands de fortune devant l’église, avec des poissons fraîchement pêchés, des oeufs, quelques poulets et des bananes.
Sur la route menant à l’ancien aéroport militaire rouvert pour accueillir les hélicoptères de l’armée américaine livrant du ravitaillement, d’autres échoppes improvisées proposent des produits apparemment sauvés du désastre, bouteilles de Coca-Cola boueuses, sachets de lessive ou huile de cuisson. Le député de la province de Samar Est, Ben Evardone, estime que 80% des cocotiers, base de l’économie de la région, y ont été détruits, et qu’il faudra trois à cinq ans avant que de nouveaux arbres aient des fruits.
Selon la dernière évaluation de l’ONU, au total 5,1 millions de travailleurs auraient vu leurs moyens de subsistance affectés par le typhon, notamment de nombreux pêcheurs qui ont perdu leur bateau ou des agriculteurs leurs cultures.
A Tacloban, ville particulièrement meurtrie par Haiyan, sur l’île de Leyte, l’hôtel Asiastar, avec ses 50 chambres, est ouvert. «De nombreux hommes d’affaires sont partis, mais je vais rester. Je suis d’ici, c’est ma ville. Si nous ne nous aidons pas nous-mêmes, qui le fera?», commente son propriétaire Kenneth Uy.
Il a pu remettre partiellement en service l’eau et l’électricité dans son établissement qui accueille des clients prêts à payer un prix en hausse de 100 dollars la nuit: des policiers venus de Manille en renfort, des journalistes et des humanitaires.

AFP
Lundi 18 Novembre 2013

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