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Un livre critique Alain Delon, Jamel Debbouze et Bernard Tapie




Un livre critique Alain Delon, Jamel Debbouze et Bernard Tapie
Metteur en scène le plus demandé actuellement, Jean-Luc Moreau, 68 ans, a l’habitude de travailler avec les plus grands noms du cinéma, du théâtre et de la chanson. Auteur d’une autobiographie intitulée «J’y étais» (éditions Michel Lafon), l’homme de scène - qui a travaillé sur les dernières pièces qui marchent fort, Trois lits pour huit, Un drôle de père avec Michel Leeb ou encore Jamais deux sans trois avec Liane Foly - y évoque ses collaborations avec Alain Delon, Michel Sardou ou encore le duo comique Eric Judor et Ramzy Bédia. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’homme n’est pas avare de critiques comme le révèle Le Parisien qui a publié des extraits de son ouvrage.
S’il tire clairement sur ses ennemis déjà connus –comme Patrick Chesnais (La Lectrice, Le Scaphandre et le Papillon), qu’il a dirigé en 2003 dans la pièce de théâtre l’Invité : “Le seul qui m’ait mené à la dépression, qui m’ait bloqué le foie à force de contrariétés. (...) Je crois qu’il me déteste”–, le sniper risque surtout d’allonger sa liste d’adversaires quand on voit la façon dont il parle des humoristes Jamel Debbouze, Eric et Ramzy qu’il a dirigés dans H, la série sur Canal+ : “Éclatés du soir au matin, rivalisant de caprices. Des sales gosses, quoi.”
L’ancien de la Comédie-Française n’y va donc pas de main-morte, ça c’est certain, et même s’il reconnaît toutes les qualités au temple du cinéma, Alain Delon – qu’il a mis en scène en 2011 dans la pièce Une journée ordinaire –, il relève, sur un thème d’ailleurs plutôt facile : son égocentrisme déjà tant critiqué : “ll lit dans la presse tout ce qu’on écrit sur son compte, se réjouissant du moindre entrefilet dans un canard : ‘Tu as vu, je suis dans le journal!’.” C’est beaucoup plus violent contre Bernard Tapie : “Son problème, au théâtre, est qu’il veut bien jouer, mais pas la pièce qu’on répète. (...) Le seul personnage qui l’intéresse, c’est lui.”
Mais le metteur en scène ne fait pas que des révélations d’ordre professionnel. En effet, il révèle que Pierre Arditi a été l’amant de la chanteuse Barbara en 1975.
Seuls les chanteurs ne s’en sortent pas trop mal. Si Jean-Luc Moreau dévoile que Michel Sardou s’ennuyait sur scène, le paragraphe sur Francis Lalanne, à qui il voue une profonde amitié, prête carrément à sourire : “Dès le réveil, au lieu de dire bonjour, de demander à ceux qui l’entourent comment ils ont dormi, il embraye directement avec la Fontaine ou Nietzsche.” Un portrait drôle et sympathique bien moins acerbe que ses propos sur ses autres camarades.

Sarah Rahimipour
Mercredi 13 Mars 2013

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