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Un «livre blanc» présenté à Casablanca proposant des recommandations : Amadeus se penche sur l’éducation de la classe moyenne




Un livre blanc sur "Le système éducatif et les classes moyennes'', a été présenté lundi soir à Casablanca, à l'initiative de l'Institut Amadeus et le Club Entreprendre.
 Fruit d'une réflexion engagée depuis 2009 par une pléiade de sociologues, politologues, pédagogues et autres experts, ce livre, qui traite du rôle de l'éducation comme ascenseur social des classes moyennes, propose moult recommandations pour accompagner l'évolution du système éducatif et promouvoir son impact sur la mobilité sociale.
 Le livre (56 pages petit format) est structuré en 3 chapitres qui traitent en premier lieu de la formation généraliste, à travers la recherche des moyens de fonder un socle de connaissance et de valeurs communes aux classes moyennes.
Le deuxième chapitre consacré à la formation professionnelle, facteur déterminant de la "moyennisation'' aborde les conditions de succès de la formation professionnelle, le rapport entre cette dernière et le système éducation et les solutions existantes au-delà du système éducatif.
 Dans le 3ème chapitre, il est question de la "mobilisation nationale et de la construction d'une politique inclusive qui implique l'ensemble des acteurs dans la réforme du système éducatif. Y sont développées la définition et la communication des objectifs, l'implication, à travers des incitations, des acteurs et la réinvention de l'ingénierie du système éducatif.
 Le livre comprend, au fil des chapitres, tout un ensemble de propositions qui se focalisent sur l'amélioration de la gouvernance de la politique éducative et son orientation vers les classes moyennes, à travers deux axes: la recherche de la qualité et la construction participative des diagnostics et des réformes. Il s'agit d'une initiative de qualité qui s'inscrit dans l'animation du débat public sur l'école et d'un travail qui se rapproche de la stratégie de réforme de l'enseignement actuellement en cours de réalisation (programme d'urgence de l'éducation nationale 2009-2012), a relevé Mme Latifa Labida, secrétaire d'Etat chargée de l'enseignement scolaire.
 Ce programme est structuré autour de quatre espaces d'actions et 23 projets, a-t-elle dit, précisant que les quatre grands axes de travail portent sur les moyens de rendre effective l'obligation de scolarisation des enfants jusqu'à 15 ans, la stimulation de l'initiative et de l'excellence, l'affrontement des problèmes transversaux et la réunion des moyens de réussite de la mise en œuvre de la réforme à travers la mobilisation, la communication notamment.
 Et de souligner que ce programme d'urgence se distingue par son caractère opérationnel, à travers la définition précise des objectifs avec fixation des délais de réalisation, responsabilisation et suivi.
Il se caractérise aussi par le parti pris en faveur de l'égalité des chances, à travers la lutte contre les obstacles dressés devant la scolarisation (distribution de cartables, transport, internat avec plus de 100.000 lits supplémentaires), a précisé Mme Labida, ajoutant que le programme accorde une place importante à la maîtrise du système éducatif avec la mise en place d'un dispositif permanent d'évaluation.
 Le programme se distingue enfin par le recentrage sur les fondamentaux en revoyant le contenu, les méthodes et la gestion du temps scolaire, a-t-elle poursuivi, rappelant la place de choix qu'il accorde à la valorisation des enseignants et la définition des besoins des écoles au niveau régional.
 Ce programme bénéficie de plusieurs facteurs de succès comme la mobilisation d'une enveloppe budgétaire supplémentaire de 10 milliards de DH de plus (41 milliards de DH contre 31 précédemment), l'accompagnement du secteur économique, l'implication grandissante des collectivités locales et l'investissement du tissu associatif, a fait remarquer Mme Labida.
Il doit cependant faire face à la taille du système, plus de 6 millions d'élèves, plus de 20 établissement et 280.000 agents, a-t-elle noté, soulignant que l'implication et la mobilisation de tous sont à même de permettre de mener ce travail à terme.
 Rachid Belmokhtar, président de l'Observatoire national pour le développement humain (ONDH), ancien ministre de l'Education nationale, a rappelé les précédentes réformes du système éducatif marocain depuis l'indépendance.
 Aujourd'hui, on doit passer à l'application et assurer la continuité du travail de réforme a-t-il dit, ajoutant qu'il est question notamment de promouvoir le niveau des enseignants, de résoudre le problème de la langue, en essayant de trouver le moyen le plus compréhensible pour faire passer le message éducatif et faire prévaloir l'éducation civique non seulement par l'école, mais aussi par les parents.
Par ailleurs, les participants ont discuté de la définition de la classe moyenne, du développement de la confiance en le système éducatif, de la nécessaire égalité des chances qui doit être donnée à tous.

MAP
Vendredi 7 Mai 2010

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