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Un hôpital pour les faucons à Abou Dhabi




Le faucon anesthésié gît sur une table en acier sous le regard attentif d'un vétérinaire flanqué de deux assistants qui lui taillent les serres: l'Abu Dhabi Falcon Hospital s'est spécialisé dans les soins à ces rapaces qui sont l'objet d'un culte aux Emirats arabes unis.
L'un des assistants raccourcit avec précaution les serres, longues de deux centimères, de l'oiseau au plumage blanc et marron, avant de les retailler en pointe.
Dans la salle d'attente, vingt et un autres faucons patientent sur des perchoirs, la tête couverte d'un chaperon en cuir. Quelques-uns des 5.000 faucons sont traités chaque année par l'Abu Dhabi Falcon Hospital (ADFH), qui se veut le plus grand du genre dans le monde.
"C'est (aussi) le premier hôpital public pour faucons", souligne la directrice de l'établissement, l'Allemande Margit Muller.
"L'idée de base était de proposer les meilleurs soins possibles aux faucons de l'émirat d'Abou Dhabi", indique-t-elle, avant d'ajouter: "Maintenant nous soignons les faucons de l'ensemble des Emirats arabes unis et d'ailleurs".
La chasse au faucon est une vieille tradition dans les pays arabes du Golfe. L'ancien président des Emirats arabes unis et souverain d'Abou Dhabi, cheikh Zayed ben Sultane Al-Nahyane, en était l'un des passionnés les plus connus.
Dans le passé, les adeptes utilisaient des faucons sauvages qu'ils dressaient ensuite mais aujourd'hui il s'agit généralement d'oiseaux élevés en captivité dont le prix peut varier de 800 à 4.000 dollars.
La fauconnerie "fait partie de ma vie et de celle de ma famille" dit Moubarak Saïd Obaïd al-Mansouri, qui habite Abou Dhabi, venu à l'hôpital pour faire examiner ses huit oiseaux.
"Mon père m'a appris la chasse au faucon et comment traiter le faucon en ami", dit-il, ajoutant qu'il considère ses oiseaux comme ses "propres fils".
"Ici la fauconnerie n'est pas un simple sport, cela fait partie de la tradition", souligne Mme Muller, qui partage cette passion.
A ses yeux, le prédateur "est beau et majestueux" tandis que chacun a "son propre tempérament et sa propre personnalité", ce qui rend les soins parfois difficiles.

AFP
Lundi 8 Février 2010

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