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Un groupe d'Aqmi exécute un berger dans l'Ouest de la Tunisie

Plusieurs dizaines de Tunisiens enlevés à Sabratha, dans le nord-ouest de la Libye




La phalange Okba Ibn Nafaa, affiliée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a exécuté un berger enlevé dans la région tunisienne de Kasserine (ouest), non loin de la frontière algérienne, rapportent mardi des médias locaux.
Le groupe armé, qui a revendiqué plusieurs attentats terroristes en Tunisie, a annoncé avoir exécuté le citoyen tunisien, enlevé dimanche dans le mont Semmama, pour "avoir livré des informations aux forces de l'ordre sur les mouvements" de ses éléments, précise-t-on de mêmes sources.
La phalange avait mis en garde, via les réseaux sociaux, les bergers et les gardes-forestiers dans cette zone contre toute collaboration avec les forces armées.
La veille, deux soldats tunisiens ont été tués et quatre autres blessés dans des accrochages avec ce groupe dans le même secteur, après la découverte d'un repaire des hommes armés.
Les soldats tunisiens lancés dans une opération de ratissage ont subi un feu nourri, au moment où ils ont commencé à avancer vers le camp des hommes armés.
En juin dernier, les autorités tunisiennes avaient inscrit le mont Semmama sur une liste de zones militaires fermées, à la suite de l'attaque terroriste contre un hôtel à Sousse ayant fait 38 morts parmi les touristes étrangers.
Quelques jours plus tard, le ministre tunisien de l'Intérieur Najem Gharssali allait annoncer la quasi-destruction de la phalange Okba Ibn Nafaa, suite à une opération de grande ampleur dans la région de Gafsa (sud).
Par ailleurs, plusieurs dizaines de Tunisiens ont été enlevés à Sabratha, dans le nord-ouest de la Libye, et leurs ravisseurs réclament la libération d'un responsable libyen arrêté en Tunisie, a-t-on appris auprès de leurs proches et des autorités locales.
Le fonctionnaire arrêté samedi avec un deuxième Libyen à l'aéroport de Tunis, où il s'était rendu dans le cadre d'une visite organisée par les Nations unies, fait partie de l'administration de la ville, située entre Tripoli et la frontière tunisienne, a fait savoir le conseil municipal.
"Des hommes armés ont enlevé mon père (...) Nous avons parlé au téléphone avec les ravisseurs et ils nous ont dit qu'ils les libéreraient quand la Tunisie relâchera les responsables libyens arrêtés en Tunisie.
Je demande aux autorités de faire quelque chose", a dit la fille d'un des otages sur l'antenne d'une radio locale. Mustapha Abdelkebir, un militant tunisien des droits de l'Homme ayant des contacts en Libye, a parlé de plusieurs dizaines d'otages.

Mercredi 14 Octobre 2015

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