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Un grand intellectuel et un patriote sincère

Hommage unanime à l’homme, au militant et à l’éducateur




Un grand intellectuel et un patriote sincère
De nombreux responsables gouvernementaux, des dirigeants de partis politiques et des professeurs universitaires ont été unanimes à affirmer que le sociologue Mohamed Guessous, décédé vendredi, représentait un modèle de la grandeur intellectuelle, une école en matière de recherches dans le domaine de la sociologie, un patriote sincère qui défendait toujours les intérêts de sa patrie, ce qui lui a valu l'estime de tous ceux qui l'ont côtoyé.
Dans des témoignages recueillis lundi par la MAP à l'occasion des obsèques du défunt qui a été inhumé au cimetière Achouhada à Rabat, le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane a indiqué qu'une solide amitié le liait au regretté, qui était le professeur de toute une génération et qu'il avait côtoyé dix années durant dans le cadre de la commission de l'éducation, de la formation et au sein du Conseil supérieur de l'enseignement. Avec le décès de Mohamed Guessous, les Marocains ont perdu un "homme fidèle à ses engagements, un patriote qui a eu un référentiel à travers lequel il a défendu ses idées et principes avec modération et avec rigueur et une posture magistrale suscitant ainsi le respect de tous", a ajouté M. Benkirane, appelant les générations actuelles à s'inspirer de cette grandeur intellectuelle qu'incarnait ainsi le défunt.
Nabil Benabdellah, secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS) et ministre de l'Habitat et de la Politique de la ville a estimé que le Maroc perd, avec la disparition de Mohamed Guessous, un symbole et un pionnier qui a formé la première génération de sociologues marocains modernistes, ainsi que des générations d'étudiants et de militants marocains. Pour lui, le défunt était un patriote qui a été de toutes les batailles que le Maroc a engagées au cours de la deuxième moitié du siècle dernier".
M. Benabdellah s'est dit "profondément attristé" par le décès de ce professeur émérite, qui se souciait peu des référentiels partisans étriqués et avait en permanence à l'esprit les intérêts de sa patrie.  
Pour sa part, Fathallah Oualaalou, professeur universitaire et président du Conseil de la ville de Rabat, a indiqué que le disparu représentait une "école" en matière de recherche scientifique en général et en sociologie en particulier en ce qu'il était l'un des éléments les plus influents au sein de cette école, rendant hommage à sa capacité de création intellectuelle et à son esprit d'innovation.
Tous les étudiants en sociologie étaient plus ou moins liés au défunt au cours des cinquante dernières années puisque nombreux d'entre eux ont préparé leurs thèses en s'inspirant de ses cours et conférences, a-t-il dit, ajoutant que la richesse de la pensée de Mohamed Guessous offrait des itinéraires pour la recherche scientifique. En outre, le défunt était un "militant politique, un des principaux dirigeants de l'Union socialiste des forces populaires (USFP) et une des personnalités dont le nom était lié à la stratégie de militantisme".
Pour sa part, Jamal Rhmani, ex-ministre et membre de la Commission administrative de  l'USFP, après avoir rappelé l'action du défunt aux niveaux universitaire et politique, a indiqué que le disparu "était sobre dans sa vie, mais insatiable dans sa pensée qu'il a partagée avec ses étudiants et avec tous les acteurs démocratiques au Maroc".
Le Maroc a perdu, a-t-il dit, un "monument politique", le "père de la sociologie" et un "homme exceptionnel".
De son côté, le professeur Abdelkader Bayna a rendu hommage à "l'un des pionniers s'activant en permanence dans le domaine de la gestion de la chose publique et défendant sans cesse les intérêts supérieurs de son pays". Selon lui, Mohamed Guessous a laissé derrière lui une "grande école" constituée de ses conférences, ses cours et l'encadrement qu'il assurait aux étudiants à la Faculté des lettres et des sciences humaines.
Par ailleurs, Khalid Naciri, professeur universitaire et dirigeant du PPS, a souligné que feu Guessous fait partie du patrimoine intellectuel, culturel et militant national, mettant en avant son ouverture, son attachement aux principes et aux valeurs, particulièrement celles de la démocratie, de la liberté, de la justice sociale et des droits de l'Homme. 

Mercredi 12 Février 2014

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