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Un étonnant dispositif capable de piloter des cafards à distance




Un étonnant dispositif capable de piloter des cafards à distance
Des chercheurs de l’Université d’Etat de Caroline du Nord sont parvenus à contrôler à distance les déplacements de cafards par l’intermédiaire de puces électroniques. Ce nouveau protocole pourrait être utilisé dans le futur pour rechercher les victimes de catastrophes naturelles.
Ces cafards de Madagascar équipés de petits “sacs à dos électroniques” pourraient bien être les nouveaux protagonistes des opérations de sauvetage lors de grandes catastrophes naturelles. Leur petite taille est en effet un avantage pour atteindre et s’infiltrer dans les endroits les plus difficiles d’accès, à la recherche d’éventuels victimes sous les décombres.
La miniaturisation des dispositifs robotiques étant assez complexe et relativement chère, l’Agence américaine des programmes de recherche avancée de défense (Darpa) soutient depuis 2006, de nouveaux projets de recherche centrés sur le contrôle à distance d’insectes vivants. C’est ainsi dans le cadre de ce programme qu’une équipe de chercheurs de l’Université d’Etat de Caroline du Nord ont récemment présenté leur nouveau système permettant de “piloter” des cafards de Madagascar.
Le dispositif de 0,5 gramme, se compose d’une petite puce et d’un transmetteur sans fil. Placé sur la partie dorsale des coléoptères et relié à leurs antennes et leurs cerques, il transmet directement une série d’impulsions électriques, simulant la présence d’obstacles. A chaque stimulus provoqué sur le côté droit ou gauche, l’insecte réagit rapidement en modifiant la direction de sa trajectoire. Sur une vidéo réalisée récemment par le laboratoire, les chercheurs illustrent l’efficacité d’un tel mécanisme en faisant parfaitement déplacer un cafard sur une ligne sinueuse tracée au sol.
“Notre objectif était de déterminer si nous pouvions créer une interface biologique sans fil avec des cafards, résistants et capables de s’infiltrer dans de petits espaces” explique dans un communiqué Alper Bozkurt co-auteur de l’étude. Il conclut :  “Finalement cela nous aura permis de créer un dispositif qui utilise les cafards pour recueillir et transmettre des informations, nécessaires par exemple à la recherche de survivants dans un bâtiment qui a été détruit par un tremblement de terre”.
Les chercheurs s’attèlent désormais à développer un système de micro caméras pouvant elles aussi êtres installées sur le dos des cafards. Mais pour l’heure cette technologie nécessite tout de même quelques améliorations, notamment sur l’autonomie des batteries électriques, estimées encore trop faible.

Libé
Samedi 15 Septembre 2012

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