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Un élève de 8 ans entendu pour apologie du terrorisme à Nice

Emotions subjectives et personnelles devant l'ampleur que prend l’affaire




Un élève de 8 ans entendu pour apologie du terrorisme à Nice
Au lendemain de la convocation au commissariat d’un élève en CE2 à l'école primaire Flore à Nice, le personnel éducatif de l'établissement se sent dépassé par les événements. L'enfant a été entendu pendant un peu plus de deux heures mercredi pour avoir tenu des propos relevant de l'apologie du terrorisme au lendemain de l'attaque sanglante de Charlie Hebdo. "Je ne suis pas Charlie, je suis avec les terroristes", aurait lâché le garçonnet de 8 ans, aîné d'une fratrie de trois.  
Il aurait également affirmé à ses camarades: "Il faut tuer tous les Français" et "les journalistes méritent de crever". Ce que dément formellement son conseil. Et de préciser : "L'enseignant n'a même pas essayé de lui expliquer la portée de ses propos. Il a directement été envoyé chez le directeur et c'est ce dernier qui l'a empêché de faire la minute de silence".  
Dans un second temps, le père se serait accroché avec des parents d'élèves et le directeur, allant jusqu'à le menacer physiquement, selon la direction départementale de la sécurité publique de Nice. Par ailleurs, il est entré dans l'école, contre l'avis du personnel, pour s'assurer que son fils allait bien. "C'est vrai qu'il est entré dans l'établissement mais c'est parce que depuis cette histoire son fils est la cible de tous les enfants et s'enferme dans les toilettes à chaque récréation", explique Me Guez Guez.  
Une plainte pour l'ensemble des faits a été déposée le 21 janvier par le directeur d'établissement. "Il s'agissait d'une audition libre, pas d'une garde à vue", assure Fabienne Lewandowski, directrice adjointe de la direction départementale de la sécurité publique. La famille de l'enfant n'est pas connue dans le quartier pour son radicalisme. Installée depuis 20 ans en France, elle a totalement intégré les valeurs de la République. 
Contrairement à ce qu'affirme l'avocat, la direction départementale de la sécurité publique affirme qu'aucune mise en examen n'a été prononcée. L'avocat ne compte pas en rester là et assure qu'il s'apprête à porter plainte pour "violences" à l'encontre du directeur. "Après cette affaire, il a pris Ahmed en grippe. Mon client assure avoir reçu une gifle et des brimades’’.  

REUTERS
Vendredi 30 Janvier 2015

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