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Un crime abominable




Vil. Abject. Abominable. Le crime terroriste perpétré ce jeudi au café Argana à Marrakech ne doit pas surprendre. Il a plus d’un contexte. De ce fait, une question se pose et s’impose. A qui profite le crime? Les forces vives du pays, à tous les niveaux, se préparent à opérer sereinement la transition. Les jeunes ne se sont jamais montrés aussi réactifs et proactifs. Le tournant semblait pourtant lumineux. La barbarie a fait irruption et choisit l’anti-jeu. Tout un peuple est donc consterné. Sa révolution, à lui, il la voulait pacifique, tranquille, sereine. Pas de violence. Pas de casse. Pas de cruauté. Rien qu’une démocratie participative, où tout le monde (ou presque) doit s’y retrouver. Mais, ce n’est pas de cette oreille que l’entendent plusieurs parties rétrogrades, certes minoritaires, mais toujours capables de perturber et de semer les troubles. Ces forces occultes entendent ainsi brouiller les pistes, remettre le compteur à zéro et rendre opaques les lendemains du changement. Il est clair que le Maroc de demain fait peur à ceux qui ne s’y retrouveront pas. A ceux qui ne peuvent voir la lumière de l’avenir. Aux obscurantistes de tous bords. La lueur des dimanches de la liberté les a trop aveuglés. A tel point que ces adeptes de la violence aveugle ont cru, par leur acte, atteindre leur but : sévir au cœur du pays.
Dénoncer, condamner, s’indigner. Ce n’est point siffisant. Les démocrates du royaume, à tous les niveaux, doivent, plus que jamais, mettre la main dans la main. L’heure est à l’union. Le programme est clair : Repousser la contre-révolution, d’où qu’elle vienne. La détermination devrait être affichée. Partis politiques, syndicats, société civile, mouvements sociaux, ont désormais une seule mission : préserver le climat sain qui marque le débat sociétal sur l’avenir constitutionnel, social, économique et politique du pays. Une seule direction : garder le cap en avant. Le choix de Marrakech et la célèbre place  Jamaâ El Fna n’est pas fortuit. Les forces rétrogrades n’ont pas pu résister à ce chemin sérieux et surtout mature qu’a parcouru la société dans toutes ses composantes et à tous les niveaux. Alors que le peuple a choisi de manifester pacifiquement et de clamer ses revendications. Alors que le Roi a apporté de clairvoyantes propositions en matière de réformes constitutionnelles. Alors que d’importantes décisions ont été prises : CNDH, CES, libération des détenus politiques, un contre-programme politique est né des cendres de la réaction. Son objectif est de contrecarrer le mouvement, d’agir à reculons. Le peuple est décidé. Et d’une seule voix, il dénonce l’abjet et la barbarie. D’une seule voix, il dit  : No pasaran.

Mustapha Elouizi
Samedi 30 Avril 2011

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