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Un commissariat de Benghazi détruit par un attentat à l'explosif

Une attaque qui met fin à une trêve de quelques semaines




Un commissariat de Benghazi détruit par un attentat à l'explosif
Un commissariat de police de Benghazi, dans l'est de la Libye, a été détruit jeudi par un attentat à l'explosif qui n'a pas fait de victime, a indiqué à l'AFP une source sécuritaire précisant que le bâtiment avait déjà été visé récemment.
"Un engin explosif a été jeté sur le commissariat de police Al-Baraka de Benghazi et a détruit ce qui restait du bâtiment après l'attentat qui l'avait visé" samedi, a déclaré cette source sous couvert de l'anonymat. "L'explosion n'a pas fait de victime", a-t-on ajouté.
Selon un correspondant de l'AFP sur place l'explosion s'est produite vers 07H00 (05H00 GMT).
Samedi, l'explosion d'un engin avait déjà endommagé une grande partie du commissariat sans faire de victime. Benghazi, berceau de la révolution contre Mouammar Kadhafi en 2011, a été le théâtre de plusieurs attentats et d'une vague d'assassinats ces derniers mois. Cette nouvelle attaque met fin à une trêve de quelques semaines dans cette ville où les autorités ont échoué jusqu'ici à rétablir la sécurité. A Benghazi, les attentats sont généralement attribués aux islamistes radicaux, à l'instar de l'attaque du 11 septembre contre le consulat des Etats-Unis, qui avait coûté la vie à quatre Américains dont l'ambassadeur Chris Stevens.
Relativement épargnée jusque-là, la capitale Tripoli est en proie à un mouvement de miliciens qui cernent depuis dimanche le ministère des Affaires étrangères et qui ont étendu mardi leur action au ministère de la Justice pour réclamer l'exclusion des anciens collaborateurs du régime Kadhafi.
Le ministère des Finances a été brièvement occupé lundi par les mêmes groupes, tandis que des officiers de police ont envahi à deux reprises dimanche et lundi le ministère de l'Intérieur pour réclamer augmentations de salaires et promotions.
Le siège de la télévision nationale libyenne avait été brièvement bloqué dimanche par des ex-rebelles qui assuraient la protection du bâtiment. La diffusion de la chaîne n'avait toutefois pas été perturbée. Cette escalade de la violence intervient après un attentat à la voiture piégée qui a visé le 23 avril l'ambassade de France à Tripoli blessant deux gendarmes français et causant d'importants dégâts matériels.

Libé
Vendredi 3 Mai 2013

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