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Un candidat unique et donc aucun suspense à l’assemblée du Raja : Mohamed Boudrika président par défaut




L'assemblée générale du Raja de Casablanca, jeudi dernier, ne l'aura été que pour la forme puisque « what had to happen happened » avec Mohamed Boudrika à la présidence. Seul candidat en lice après le désistement des six autres, le promoteur immobilier ne pouvait donc pas faire autrement que de devenir un président par défaut. On le sentait venir celui qui, il y a deux ans déjà, à titre d'essai, avait osé défier à ce poste, un dinosaure, en la personne d’Abdeslam Hannat. Aujourd'hui, bien des eaux ont coulé sous les ponts, ce dernier aura, entre-temps, abandonné le radeau avec un bilan mitigé. Du bon avec un titre et du moins bon cette saison quand le Raja sur le fil aura été coiffé au poteau et au podium par son rival légendaire, le WAC.
Voilà donc, une nouvelle ère qui s'ouvre pour le RCA avec l'arrivée de Boudrika à sa tête. Le jeune promoteur immobilier - fils de son père- aura cependant de gros défis à relever au cours de la prochaine saison et dont le premier sera un sacre car comptant pour une participation au Mondial des clubs que le Royaume organisera. Le jeune président en a-t-il les moyens ? Financiers certainement au vu des promesses faites quant au recrutement de quelques noms tant au niveau des joueurs que du staff technique qu'il n'aura cessé de promettre tout au long d'une campagne du reste généreuse. De par ce côté de la chose, cela permet quelques lueurs d'espoir au regard du  déficit financier laissé par son prédécesseur. Quant aux autres qualités pour mener à bien les affaires de cette institution qu'est le RCA - compétence, charisme, gestion et bien d'autres vertus encore- Mohamed Boudrika est, comme qui dirait, attendu au tournant.
On regrettera cependant pour cette élection qui relève bien plus d'une nomination que d'un suffrage, cette absence de démocratie, bénie, par ailleurs, par les éléphants des Verts pourtant si décriés  par le mouvement «Basta». En effet, les candidats durant la semaine, à chacun sa carrure et pour diverses raisons dont certaines bien peu conventionnelles, se sont désistés, parfois tout écœurés, devant une situation jugée scandaleuse et plus particulièrement par le rajout en dernière minute à la liste de votants d'une soixantaine de voix (nouveaux adhérents) tous acquis à la « bonne cause ».
C'est le cas, notamment, des ténors Mohamed Naciri, Saïd Hasbane et surtout Jamal-Eddine Khalfaoui qui auront préféré renoncer en boycottant même l'assemblée de jeudi dernier. Le dernier dont le profil n'est plus à présenter, tant il aura donné autant au monde entrepreneurial qu'au sportif aura même reçu à des heures de la nuit pas possibles, insultes et menaces pour se retirer. Fair-play et le cœur tout vert, il aura eu tout de même cette réplique: « On ne peut que souhaiter bonne chance au Raja ».
Pour nous autres, tout en  appelant de tous nos vœux réussite au nouveau président, on aura noté, non sans amertume, l'absence de démocratie lors de cette passation du pouvoir.

Mohamed Jaouad Kanabi
Samedi 9 Juin 2012

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