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Un cadeau empoisonné ? : Budget d'austérité pour 2012




L'austérité est le legs du ministre de l'Economie et des Finances à ces concitoyens et au prochain gouvernement. Ses collègues de l'actuel gouvernement ne sont pas tous d'accord. L'USFP le dit haut et fort.
L'Argentier du Royaume argue de la crise mondiale pour justifier sa proposition. Tiens ! Il y a juste quelque temps encore, le même responsable ne manquait pas de fanfaronner et d'affirmer à qui veut l'entendre que le Maroc était à l'abri des soubresauts financiers qui ébranlaient le monde.
Que s’est-il passé entre hier et aujourd'hui pour que le pays se trouve tout d'un coup atteint par la crise mondiale ?
S'agit-il d'une épreuve de vérité alors que le Maroc est en passe de connaître une nouvelle législature, et que finalement on allait se rendre compte que les caisses de l'Etat sont vides ou tout simplement agite-t-on un épouvantail pour  décourager les éventuels prétendants au prochain gouvernement qui ne voudrait pas se trouver dès l'entame de son exercice face à une crise financière et donc sociale ?
Quoi qu’il en soit, nous l'avons dit : certains partis politiques ne veulent pas se montrer aussi pessimistes.
La crise économique et financière que connaît le monde ne date pas d'aujourd'hui, et le Maroc, malgré ses ressources limitées, a su la traverser sans trop de risques.
Il est vrai que la Caisse de compensation a vu ses charges s’accroître, mais en fait ceux qui profitent de la répartition des charges sociales ne sont pas ceux auxquels on pense. C'est le cas entre autres pour le sucre.
L'austérité annoncée par l'Argentier du Royaume ne concerne pas toutes les couches sociales. Seule la classe démunie est mise une fois de plus à contribution.
Le budget 2012 n'est encore que sous forme de projet appelé à être amendé, voire revu complètement. Le ministre concerné s'est essayé devant les chefs de groupes de la coalition gouvernementale. Le moins qu'on puisse dire est qu'il n'est pas sorti indemne de son exercice.
Ce qui laisse prévoir que le ministre de l'Economie et des Finances, par ailleurs chef de parti, aura fort à faire pour rallier la coalition en place à son projet qui ne fait guère l'unanimité.

Youssef BENZAHRA
Mardi 20 Septembre 2011

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