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Un avion de Royal Air Maroc frôle la catastrophe à Montréal

Une courroie d’un convoyeur à bagages avait pris feu




Un avion de Royal Air Maroc frôle la catastrophe à Montréal
C’est une arrivée plutôt mouvementée à l'aéroport international Pierre-Elliott Trudeau, qu’ont connue les 231 passagers et huit membres de l’équipage du vol AT206 de Royal Air Maroc en provenance de Casablanca lundi dernier.
 En effet, après que le Boeing 767-300 immatriculé CN-RNT de la compagnie nationale a atterri à 21h45 GMT (16h45 locale) et que parqué, il entamait normalement le débarquement de ses premiers voyageurs vers la passerelle par la porte avant droite, un incendie s’est déclaré dans un convoyeur à bagages (tapis roulant mobile servant au chargement et au déchargement des bagages), à l’arrière sous l’appareil, lors du début du déchargement justement des bagages de la soute arrière gauche, ce qui a nécessité une évacuation d’urgence. Selon le porte-parole d’Aéroports de Montréal, Stéphanie Lepage, sept personnes (cinq femmes et deux hommes) ont été légèrement blessées, quatre incommodées par la fumée et trois se sont blessées au bas du corps lors de l’opération d’évacuation par les glissières de l’appareil. Les femmes ont été dirigées vers l’hôpital tandis que les hommes   n’ont pas daigné l’assistance médicale.
L’incendie qui s’est vite propagé sur le tapis roulant mobile, propriété de l’entreprise Servisair, n’a toutefois eu aucun effet sur l’avion, mais il aura tout de même et rapidement causé un important nuage de fumée qui a vite fait d’inciter l’équipage à réagir. Selon les premières constatations, c’est une courroie du convoyeur à bagages qui aurait pris feu, enflammant le reste du véhicule.
C’est ainsi que sur ordre du commandant de bord, le personnel navigant commercial a dû procéder à l’évacuation d’urgence des passagers encore à bord à l’aide des toboggans des portes. Ceux de l’arrière de l’avion ont été déployés, afin que les passagers puissent quitter l’avion menacé par le feu. Les occupants de l’avion évacués et guidés par le personnel au sol ont ensuite vite fait de regagner l’intérieur de l’aérogare avec plus de peur que de mal. Entretemps, l’agent du « handler » en bas de l’avion, après avoir utilisé son extincteur portable sans conséquences sur  le foyer, s’est vu relayer par les sapeurs-pompiers de l’aéroport qui auront vite fait de maîtriser l’incendie. Un périmètre de sécurité s’est alors mis en place autour du Boeing 767-300 et du véhicule incriminé à des fins d’enquête qui a débuté hier.
Devant son avion immobilisé à l’encontre de son plein gré, Royal Air Maroc a dû faire contre mauvaise fortune bon cœur, annuler de ce fait le vol retour et prendre de facto entièrement en charge ses passagers.

Communiqué de RAM

Suite à l’incident qui s’est produit lundi à l’aéroport de Montréal, Royal air Maroc apporte les précisions suivantes :
- Le vol AT 206 du lundi 04 novembre, opéré sur un B767-300, a atterri à l’aéroport de Montréal à 21h45 GMT en provenance de Casablanca. Quelques secondes plus tard, et lorsqu’un véhicule de chargement et déchargement des bagages relevant de la société chargée du handling s’est approché de la soute de l’avion pour le traiter, le véhicule a pris feu. L’agent du handler a tenté d’éteindre le feu avec un extincteur portable. Néanmoins, le feu n’a pas été maîtrisé; ce qui a nécessité l’intervention des sapeurs-pompiers qui ont éteint l’incendie.
- Entretemps, et par mesure de précaution et conformément aux règles de sécurité, le commandant de bord a donné l’ordre de déclencher les toboggans pour évacuer les 231 passagers de l’avion. L’opération de débarquement s’est déroulée dans de bonnes conditions. Seules quatre personnes ont subi des contusions légères au moment de l’évacuation via les toboggans et elles ont été transférées à l’hôpital par ambulance.
- Un périmètre de sécurité a été mis en place autour de l’appareil et le véhicule de chargement et déchargement des bagages pour engager des investigations autour de cet incident.
-  L’avion est immobilisé pour les besoins de l’enquête.
-  Les clients qui devaient prendre le même appareil pour effectuer le vol vers Casablanca ont été informés de l’incident. Ils ont été pris en charge par la compagnie en matière d’alimentation, hébergement et transport terrestre.

Mohamed Jaouad Kanabi
Mercredi 6 Novembre 2013

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