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Un attentat attribué au PKK tue deux policiers dans le Sud-Est de la Turquie

Le ministère turc de la Justice veut poursuivre des élus pro-kurdes




Au moins deux policiers ont été tués vendredi matin dans le sud-est à majorité kurde de la Turquie, dans un attentat à la voiture piégée attribué par les autorités au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a-t-on appris auprès des services de sécurité.
 Cette attaque a visé le commissariat de police de la ville de Nusaybin, à la frontière syrienne, et blessé au moins 14 personnes dont des civils, membres des familles des policiers, qui vivaient à proximité, ont indiqué à l'AFP sous couvert de l'anonymat des responsables locaux des services de sécurité.
 Des affrontements ont brièvement opposé les forces de sécurité et des rebelles du PKK après l'explosion, a-t-on précisé de mêmes sources.
 Les forces de police quadrillaient vendredi matin les rues de Nusaybin, dans la province de Mardin, pour tenter de retrouver les assaillants.
Le 14 janvier, le PKK avait revendiqué un attentat à la camionnette piégée similaire qui avait visé le commissariat de police de Cinar, au sud de la grande ville de Diyarbakir, faisant 6 morts, dont des enfants, et 39 blessés.
Après une accalmie de deux ans, de violents combats opposent depuis l'été dernier les forces turques et le PKK dans le sud-est anatolien. Ces affrontements ont fait voler en éclats les pourparlers de paix engagés par le gouvernement à l'automne 2012 pour tenter de mettre un terme au conflit kurde, qui a fait plus de 40.000 morts depuis 1984.
 Près de 300 soldats ou policiers ont été tués depuis le mois de juillet dernier.
Deux militaires ont perdu la vie vendredi matin lors d'une opération lancée contre le PKK à Idil (sud-est) dans la province de Sirnak, a rapporté l'agence de presse Dogan.
Par ailleurs, le ministère turc de la Justice a adressé aux services du Premier ministre une demande de levée de l'immunité parlementaire des dirigeants du Parti démocratique des peuples (HDP, pro-kurde) à des fins de poursuites judiciaires, rapporte l'agence anatolienne de presse, vendredi.
 Le président Recep Tayyip Erdogan s'est prononcé à plusieurs reprises pour que les élus de cette formation politique soient traduits en justice, les accusant d'être une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
 Le ministère vise en particulier les chefs de file du HDP, Selahattin Demirtas et Figen Yuskdag, et les députés Selma Irmak, Sirri Sureyya Onder et Ertugrul Kurkcu.
 Le sud-est de la Turquie connaît sa plus forte vague de violences depuis les années 1990 après la rupture en juillet d'une trêve que le PKK et l'armée turque observaient depuis deux ans.
 Le Parti d'action nationaliste (MHP), qui fait partie de l'opposition, a demandé que soit examinée au Parlement la question de la levée de l'immunité de certains parlementaires dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
 Demirtas fait l'objet de 60 demandes de levée de son immunité parlementaire, y compris pour avoir appelé à des manifestations publiques, mais pour l'instant aucune restriction n'a été prise à son encontre.

 

Samedi 5 Mars 2016

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