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Un appel de Haj Ali El Manouzi lancé en 2009




Un appel de Haj Ali El Manouzi lancé en 2009
«Père de Houcine El Manouzi disparu depuis le 29 octobre 1972, et « hôte » du tristement célèbre centre PF3 à Rabat, oncle de Moujahid Kacem, disparu et mort sous la torture au Derb Moulay Chérif, frère du commandant Brahim El Manouzi, victime le 13 juillet 1971 d’une exécution sommaire, son corps n’a jamais été remis à la famille, oncle du docteur Omar El Manouzi, victime de la politique du tout répressif témoin de la mort de disparus durant leur détention.
Que peut-on attendre et espérer de plus ?
Je lance un appel solennel aux autorités du pays pour mettre fin à notre calvaire. Malgré toutes les démarches, l’Etat marocain refuse toujours de libérer Houcine El Manouzi, militant syndicaliste et membre du parti de l’Union des forces populaires, enlevé de Tunis le 29 octobre 1972, 7 ans, jour pour jour, après l’enlèvement de mon camarade Mehdi Ben Barka, un déni de droit et une violation flagrante des lois du pays et des conventions internationales sur le droit à la vie et le respect de la dignité humaine. Un revers pour tous les discours officiels et officieux sur la volonté de l’Etat de tourner la page des graves violations des droits humains.
Pourtant, le gouvernement a reconnu le 15 octobre 1998 la détention de Houcine El Manouzi et il a fourni à la famille le 21 août 2001 un «bulletin de décès», qui s’est avéré être un faux certificat médico-légal.
Cette reconnaissance du bout des lèvres n’apportait aucun élément de réponse à la question des parents et amis de Houcine :  «Où est-il?»
Pour répondre à cette question, il suffit que les pouvoirs publics le décident.
Le règlement du dossier de la disparition, qui continue à être une plaie non cicatrisée au Maroc, exige la clarification du sort de tous les disparus, en procédant à la libération des disparus encore en vie ou à la remise des dépouilles aux familles, la détermination des conditions de détention et de décès, l’identification des auteurs des actes dégradants et inhumains de disparition forcée, la délimitation des responsabilités individuelles et collectives et la réactivation de l’application de la loi contre les crimes d’enlèvement et de séquestration, bannir les pratiques de la disparition forcée, notamment par la mise en place de mécanismes préventifs et l’élaboration d’une politique éducative fondée sur la sacralité du droit à la vie.
La lutte contre le phénomène de la disparition forcée concerne tous les hommes  libres sans exception et tous doivent y souscrire. Pour y mettre un terme, nous devons user du droit  d’irrévérence vis-à-vis de ceux qui se terrent et qui prônent la politique de l’oubli. Liberté pour Houcine et droit à la vie pour tous les détenus disparus».

Libé
Samedi 1 Mars 2014

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