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Un ambitieux projet de production électrique d’une capacité de 2.000 mégawatts : 9 milliards de dollars pour l’énergie solaire




Un ambitieux projet de production électrique d’une capacité de 2.000 mégawatts :  9 milliards de dollars pour l’énergie solaire
Après une douzaine d’années d’expériences et de développement derrière elle, l’industrie du solaire au Maroc entame désormais une nouvelle phase, celle du marché de masse. En dévoilant son ambitieux projet de production de l’énergie électrique d’origine solaire, le Maroc vise à la fois de réduire sa dépendance énergétique et de contribuer de manière très significative à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Le projet qui vient d’être présenté, lundi à Ouarzazate, lors d’une cérémonie présidée par S.M le Roi Mohammed VI, en présence de la Secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, est d’une si grande importance en ce sens que non seulement il réduit la vulnérabilité du Maroc, en tant que pays non producteur de ressources énergétiques et dépendant de l’extérieur pour la quasi-totalité de son approvisionnement, mais aussi il érige le Royaume en tant qu’acteur de développement vert.
Cet impressionnant projet de production électrique d’origine solaire, d’une capacité de 2.000 mégawatts, représente un investissement de 9 milliards de dollars.
Il se décompose en 5 sites, qui seront réalisés d’ici à 2020 à Ouarzazate (500 mégawatts), Laâyoune, Boujdour, Tarfaya  et Ain Beni Mathar (à l’est d’Oujda). L’ensemble, rappelle-ton, représentera une superficie de 10.000 hectares.
Une fois réalisé, ce projet permettra une économie annuelle d’un million de tonnes de pétrole, représentant près de 500 millions de dollars, et évitera au Maroc l’émission de 3,7 millions de tonnes de CO2 par an, selon la ministre de l’Energie et des Mines,  Amina Benkhadra.
Avec ce nouveau chantier sur le front énergétique, le Maroc est, sans doute, réellement  décidé à mettre en place des solutions d’énergie durables et, du même coup, offrir de nouvelles opportunités aux opérateurs privés. Il faut rappeler que le Maroc est un des rares pays de la rive sud à avoir entamé la libéralisation du secteur de l’énergie électrique (la production électrique d’origine thermique est en grande partie entre les mains d’opérateurs privé (Jorf Lasfar que détient la qatari Taqa). De même, l’énergie éolienne a eu bon vent grâce à l’implication d’opérateurs privés français et espagnols. Et compte tenu de l’ampleur des investissements, de nouveaux opérateurs privés marocains ont vu le jour –cas de Nareva, la filiale du premier conglomérat du pays ONA). C’est dire qu’un nombre important d’acteurs du photovoltaïques vont mettre cap sur le Maroc, probablement pour arrimer le Royaume au projet « Desertec » en Afrique subsaharienne.  
Ceci dit, le Maroc est en train d’anticiper les évolutions du secteur et a la ferme volonté de réduire sa dépendance aux énergies fossiles, tout en développant la part des énergies renouvelables (hydraulique, solaire et éolienne).
Il faut rappeler que cette dynamique que connaît le secteur de la production électrique au Maroc a été rendue possible après la révision des cadres réglementaires, en vue de favoriser des projets issus de financements privés étrangers.
Selon Amina Benkhadra, le plan est en “phase avec la tendance internationale qui, face à une demande énergétique croissante et au défi du réchauffement climatique, inscrit les énergies renouvelables, particulièrement l’énergie solaire, comme une priorité”.
Le montage financier du projet associera, a précisé la ministre, des fonds publics et privés nationaux et étrangers. Elle a qualifié ce programme de “plus grand projet au monde” en matière de production électrique d’origine solaire. Une agence spéciale sera créée pour piloter ce projet.

* Le Maroc un pionnier en Afrique

Non doté de ressources pétrolières et gazières, le Maroc importe la quasi-totalité de ses besoins énergétiques, notamment du Moyen-Orient, pour une facture qui a atteint plus de 6 milliards de dollars en 2008.
“Le Royaume dispose d’un potentiel en énergie solaire énorme avec 3.000 heures d’ensoleillement par an”, Le montage financier du projet associera, a précisé la ministre, des fonds publics et privés nationaux et étrangers.
Selon l’entourage de Mme Benkhadra, l’expertise pour la réalisation de ce projet proviendrait de pays occidentaux -notamment la France et les Etats-Unis-, avec un soutien financier de pays du Golfe.
En 2020, lorsque ce programme sera opérationnel, sa production représentera 42% des besoins électriques du Maroc. Un appel d’offre international pour la réalisation de la station de Ouarzazate sera lancé en juin 2010, selon le directeur général de l’Office national de l’électricité (ONE) Ali Fassi Fihri, qui a qualifié le Maroc de “pionnier” en la matière dans le monde arabe et en Afrique.

ACHIR KARIM
Mercredi 4 Novembre 2009

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