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Un Shanghaïen réclame 34,3 millions d'euros après la destruction de son musée




Un Shanghaïen réclame 34,3 millions d'euros après la destruction de son musée
Un résident de Shanghai a attaqué en justice la municipalité, lui réclamant 34,3 millions d'euros de dommages après la destruction forcée de sa maison, qui abritait un musée privé, ont rapporté vendredi des médias chinois.
Liu Guangjia avait aménagé chez lui un musée-jardin dédié aux bonsaïs et aux rochers aux formes excentriques ainsi qu'aux objets anciens, mais la maison avait été rasée en avril 2012.
Estimant la procédure illégale, Liu demande des dommages et intérêts à hauteur de 289 millions de yuans (34,3 millions d'euros), le plus plus fort montant jamais réclamé à un gouvernement local, a rapporté l'agence officielle Chine nouvelle.
Alors que les tribunaux chinois n'acceptent que rarement d'examiner les plaintes déposées à l'encontre des autorités locales, la justice s'est cependant penchée sur le cas de Liu Guangjia --dont le musée était ouvert au public gratuitement.
Selon le tribunal shanghaïen en charge de l'affaire, Liu et sa femme Zhu Rongzhou, tous deux septuagénaires, ont été expulsés et immobilisés de force pendant une trentaine d'heures durant la démolition de leur maison, a indiqué le journal officiel Global Times.
"Liu a eu le bras démis en s'opposant lors de l'expulsion. (...) Lorsque (lui et sa femme) ont été relâchés, la maison, le musée et son contenu avaient disparu", a ajouté le quotidien.
Dans un compte-rendu publié sur Internet, le tribunal a précisé que les objets disparus comprenaient des fossiles de dinosaures, des calligraphies, des objets en or et des bijoux.
Les autorités du district de Minhang ont rejeté les accusations de Liu, assurant que la démolition était légale.
Le rapide développement de la métropole shanghaïenne s'est accompagné de la destruction de milliers de maisons et d'immeubles, sous la pression conjointe des promoteurs et des autorités.
"Les réquisitions et démolitions forcées ne sont pas très différentes des vols et pillages perpétrés par des bandits", a commenté sur son compte de microblogs Xie Zhiyong, professeur de l'Université chinoise de sciences politiques et de droit. 

Libé
Samedi 21 Décembre 2013

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