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Un Janus dénommé Ahmed Mansour




On ne peut que se réjouir de nos intellectuels, journalistes et acteurs de la société civile pour avoir dégainé leurs plumes et stylos pour défendre l’honneur de notre pays face à des agressions verbales, à l’arrogance et insultes que ne cessent certains chefs des Frères musulmans d’adresser à l’endroit du Maroc et des Marocains. Il y a quelques années, c’était le cheikh-empereur  de la fatwa Al Kardaoui qui a traité notre pays de « Bilad Al Mahjar » qui est la négation tout simplement du Bilad d’al Islam, et tout récemment c’était au tour d’Ahmed Mansour, journaliste star de la chaîne Al Jazeera qui n’a pas hésité à traiter les Marocains de toutes sortes d’injures, de propos vulgaires et d’insultes, car il s’est trouvé tout simplement impliqué dans une affaire d’adultère conformément aux textes de la Chariaâ qui est l’essence même de la vie sociale des musulmans.  
  Même si notre journaliste star a présenté ses excuses sur son compte ‘’Facebook’’, qu’il a intitulé « Excuses des braves », ces excuses ne sont pas de nature à rendre aux Marocains leur dignité car ils ont estimé que leur fierté était bafouée  et bradée comme il y a quelque temps par une journaliste présentatrice dans une des chaînes publiques égyptiennes. Les instigateurs de ces insultes et injures de tout poil doivent être privés de leur droit de rentrée au Maroc. Ainsi ils sauront la valeur d’un pays si accueillant et si respectueux de l’autre.
  En fait, il ne s’agit pas de simples actes d’insultes et de propos haineux et blessants à l’égard de la dignité des Marocains, mais d’une tendance à croire chez ces gens du Machrek que le Maroc est le lieu de satisfaction de tous les désirs bestiaux et libidinaux. Notre ami, le journaliste star, est toujours accueilli par occasion ou sans, comme un héros par ces gens du PJD dépourvus de tout sens de patriotisme. A chaque fois, c’est la rencontre avec une Marocaine après présentation par l’un des cadres pjdistes, qui finit par un mariage Ourfi (sans acte d’engagement). Après satisfaction du désir et de l’appétit sexuel, la pauvre est jetée  comme un mouchoir à papier.
  C’est bien ce qui s’est passé avec une adhérente au PJD avec qui Mansour a fait connaissance en lui proposant un mariage du même style. Il s’agit  de Karima Fritess et le témoin du mariage est le cadre juriste du PJD (A. H. E. D.), enseignant-chercheur muté de Tanger à Rabat par son ami le ministre Lahcen Daoudi sans respect des procédures en cours. Cette scène de mariage n’est qu’une suite d’une série de mariages du même genre, gratuits pour l’homme mais très coûteux pour la femme. Une fois rendu public, ce fait a permis de lever le voile sur un autre mariage, cette fois avec la journaliste marocaine Ouafae Lahmidi, qui n’aura duré que cinq mois, pour la liquider comme un rien après  menaces, chantage et pressions en tout genre.
La journaliste O. Lahmidi n’a rompu le silence qu’après l’éclatement de l’affaire Fritess. A ce sujet, elle a raconté dans quelles conditions leur rencontre a eu lieu. Evidemment, à l’occasion où Mansour tient le rôle de héros et la circonstance  n’est autre qu’une session de formation  organisée par la chaîne Al Jazeera en faveur des journalistes arabes qui ne peut être qu’une autre forme d’endoctrinement au profit de l’idéologie des Frères.  Bien entendu, dans notre imaginaire, le héros peut se permettre toutes les femmes qu’il veut. Comme tel a commencé le voyage  au bout de l’enfer de O. Lahmidi, qui raconte avoir découvert un autre homme, portant beaucoup de haine envers tout ce qui est marocain. Elle a été abandonnée à l’aéroport d’Istanbul sans bagages ni titre de transport. Pour gagner sa confiance, Mansour lui a envoyé de l’argent par l’intermédiaire d’un Qatari  pour lui montrer sa bonne foi.
    L’argent envoyé a été transformé en sabre qui va briser la vie de Lahmidi, puisqu’elle subira le traitement d’un argent volé, donc facile à être utilisé comme moyen de chantage, sinon c’est sur le banc des accusés que les choses finissent. C’est une mise en scène montée en toutes pièces par le Qatari, alors que Mansour est resté très loin de l’affaire, s’occupant de ses émissions sur Al Jazeera parlant des horreurs de Gaza, de Syrie, d’Egypte et de Libye oubliant (ou ignorant) les horreurs dans lesquelles il a plongé la pauvre Marocaine.    
   D’après Lahmidi, en la menaçant, Mansour n’a pas cessé de lui répéter que c’est lui qui a soutenu les Frères musulmans pour accéder au pouvoir en Egypte et que pendant le règne de Morsi, la star d’Al Jazeera n’hésitait pas à se vanter de ses capacités d’intervenir au plus haut niveau des justices égyptienne et marocaine en la menaçant de lui infliger les peines qu’il veut et quand il veut. On peut comprendre ces choses pour la justice égyptienne sous la présidence de Morsi, mais pour le Maroc, ces vantardises restent incomprises pour nous.
   Le plus grave c’est que O. Lahmidi n’est pas voilée (vit publiquement sans port de voile), et pour cela, elle déclare avoir des photos prises ensemble avec des groupes d’amis sans port de voile. Comment se montrer leader des Frères musulmans surtout dans le domaine médiatique, alors qu’au niveau de la vie privée c’est tout un autre comportement ?  
  D’après ce qui est rendu public par Lahmidi, le problème avec Mansour n’est pas seulement l’insulte et les agressions verbales contre la corporation des médias  marocains, mais c’est plutôt un problème à inscrire dans un cadre de droit de la femme qui a subi menaces, violence verbale et exactions morales si jamais elle ne se soumet pas à ses conditions de séparation et de divorce après avoir satisfait ses appétits libidinaux.
  Après tout cela, nous nous adressons en tant que Marocains à Abdelilah Benkirane , pour lui demander son avis sur la dernière mise en scène orchestrée par un cadre du PJD comme témoin de ce mariage Ourfi, qui n’a rien à voir avec le mariage légal mais simplement d’un adultère. Lui, et le ministre de la Justice, ne cessent de s’en prendre aux droits de la femme et vont au bout de leurs peines pour sanctionner toute liberté féminine individuelle ou collective. Pourquoi ferment-ils les yeux sur un acte qui, selon la Chariaâ, est un adultère pour ne pas dire prostitution ?
  A. Mansour est connu par ses acrobaties quand il anime ses émissions comme celle intitulée : « Chahidoun âla al âssr » qu’on traduit par : témoin des temps modernes. Il joue de son regard et de ses traits comme dans une tragédie. Il a bien réussi son coup médiatique quand il a reçu le pilote de chasse marocain Rami, comme rescapé du camp de Tazmamart. Après avoir intentionnellement forcé son invité à dévoiler les secrets de tout ce processus et l’enfer de sa détention dans ledit camp, le journaliste a joué le jeu de l’émotion en fondant en larmes une fois de plus. On verse des larmes de crocodile au cours d’une émission avec un Marocain alors qu’avec la gent féminine, c’est une autre  histoire.
Abdelilah Benkirane a encore une responsabilité historique de se démarquer et de condamner ces agissements, en prenant position contre Ahmed Mansour qui constitue pour nous Marocains un homme de terrain au service des Frères musulmans. Mais nous savons bien que Benkirane et ses frères au sein du gouvernement ou ceux de son parti, partagent avec  A. Mansour la même idéologie initiée par Hassan Al Banna, qui est devenue une doctrine mondialisée sous les auspices de l’Organisation internationale des Frères musulmans avec pour guide l’auteur de la citation que le Maroc est un Bilad d’al Mahjar.
 Bien évidemment, Benkirane n’a rien fait de tout cela. Au contraire, il lui a même envoyé un message de courtoisie et de flatterie, pour lui signifier qu’il partage  le même point de vue au détriment de la souveraineté nationale.C’est une attitude qui n’est pas anodine pour les Marocains, car l’action du PJD au pouvoir se résume dans l’application à la lettre de ce que lui dicte la mouvance mondiale des Frères musulmans, et que cette mouvance ne cesse de répéter que le PJD avec son bras à la prédication ne sont autres que la branche locale de l’Organisation internationale des Frères musulmans.  Sinon comment expliquer cet engagement en faveur de Mansour ?
  Nous restons intimement convaincus que le PJD et sa branche à la prédication n’ont rien à voir avec la patrie, et selon même leur discours, leur seule patrie reste l’OMFrères musulmans et ses chefs installés à Doha et Istanbul, auxquels il fait acte d’allégeance.
                                                              
 * Enseignant-chercheur
Membre du Bureau administratif de la Fondation Machroue

Par Abdelkrim Nougaoui *
Vendredi 14 Août 2015

Lu 1089 fois


1.Posté par DR IDRISSI MY AHMED le 14/08/2015 19:46
BRAVO ET C'EST BIEN DIT .

2.Posté par hassouni K. Ben Moussa le 30/08/2015 18:09
le journalisme mène à tout - à condition d'en sortir .
le cœur d'un homme jaloux est dans sa bouche , la bouche d'un homme sage se trouve dans son cœur .

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