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Un Cours national sera organisé du 3 au 5 février 2010 : La gestion de la demande en eau examinée à Ifrane




L’Université Al Akhawayn, en collaboration avec le Centre de recherche pour le développement international (CRDI) du Canada et l'Académie arabe de l'eau (AAE) d’Abou Dhabi, organise un cours national sur «Le développement des capacités pour une meilleure intégration de la gestion de la demande en eau au Maroc», et ce du 3 au 5 février 2010.
Selon les organisateurs, ce cours abordera les différentes dimensions de la gestion de la demande en eau (GDE). Il vise essentiellement les gestionnaires et les cadres des organismes gouvernementaux, des services d'eau, du secteur privé, des universités, et des ONG travaillant dans le domaine de l’eau et il sera animé par des experts nationaux et internationaux.
«Ce cours constitue une modeste contribution aux programmes nationaux visant une meilleure gestion de nos ressources hydriques», déclare Dr. Legrouri, doyen de la School of Science and Engineering à l’Université Al Akhawayn et coordinateur du groupe de recherche sur l’eau et l’environnement à l’Université. Pour cet éminent professeur chercheur, doyen de la Faculté des sciences et de l'ingénierie d'Al Akhawayn, «Le Maroc accorde une importance de taille à l’eau, comme en témoignent les deux initiatives entreprises par le gouvernement et présentées devant Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Il s’agit, en fait, de la Stratégie nationale du secteur de l’eau qui avait été présentée en même temps que le Plan Maroc Vert, ainsi que la signature des accords-cadres dans le domaine de l’eau et l’environnement entre les régions et les ministères concernés par l’eau».
Elu  en décembre dernier au Caire, membre du Conseil des gouverneurs du Conseil arabe de l’eau pour la période de 2010-2012, Dr. Legrouri est également membre du Conseil d’administration de l’Académie arabe de l’eau.
  Aussi, précise-t-on, le cours national sur « le développement des capacités pour une meilleure intégration de la gestion de la demande en eau au Maroc » se présente en tant qu’étape complémentaire d’un certain nombre d’activités de recherche et d’une série d’événements où l’Université Al Akhawayn a été une partie active. En effet, la Chaire Unesco, Eau, Femmes et Pouvoir de décision, de l’Université mène un certain nombre de projets dans la région d’Ifrane et le groupe de recherche travaille aussi sur un projet relatif à l’adaptation aux changements climatiques par la gestion de la demande en eau dans le bassin du Saiss. Une série de conférences, ateliers et campagnes de sensibilisation avaient été organisés par l’Université.
A noter aussi que le premier cours régional, qui a été organisé à Abou Dhabi du 5 au 7 janvier 2010, a connu la participation de 10 pays arabes dont le Maroc qui y a été représenté par le ministère de l’Intérieur, l’Office national de l’eau potable, et l’Université Al Akhawayn. Deux cours nationaux sont prévus : le premier à l’université à Ifrane, du 3 au 5 février, et le second en Egypte du 1 au 3 mars 2010.
Durant ce cours national, les principales thématiques qui seront abordées sont la demande en eau et l’utilisation des eaux non-conventionnelles, les défis de la décentralisation et la participation du public dans la gestion de l'eau au Maroc, économie de l’eau dans les milieux ruraux et urbains et la durabilité de l'environnement et l’équité sociale.
Dans ce contexte, il y a lieu de signaler que les ressources en eau souterraines du bassin du Saïss sont en phase de surexploitation depuis le début des années 1980 en raison de la diminution des précipitations et de l’augmentation importante des prélèvements d’eau pour l’irrigation et l’alimentation en eau potable.
Devant cette situation et pour faire face au risque majeur de l’assèchement du réservoir aquifère de la plaine du Saïss, il y a lieu d’agir rapidement pour sauvegarder l’état de développement économique et social de la région par la mise en place d’un plan garantissant l’équilibre de la nappe.
En effet, plusieurs indicateurs de suivi ont montré l’état de surexploitation de l’aquifère de la plaine du Saïss dont on citera, à titre indicatif, la diminution des apports d’eau à la nappe en raison de la diminution de 20% des précipitations dans la zone d’alimentation, l’assèchement de plusieurs sources et oueds qui étaient utilisés pour l’alimentation en eau potable et l’irrigation, la chute du niveau de la nappe profonde de 70 m depuis 1980 (2-3 m/an) et l’accroissement des prélèvements par pompage des nappes avec environ 10.000 puits et forages dans la plaine.
Pour faire face à cette situation et contribuer à la sauvegarde de la nappe en question, le projet initié par l’Université Al Akhawayn d’Ifrane (AUI), l’Agence du bassin hydraulique du Sebou (ABHS) et le Centre de recherche pour le développement international (CRDI) du Canada, a justement pour but de réduire les impacts et les pressions sur les ressources en eau souterraines de la plaine du Saïss par la mise en place de l’approche par la gestion de la demande à même de garantir une gestion intégrée et durable des ressources en eau s’adaptant à la pénurie de l’eau et aux changements climatiques.

Mohammed Drihem
Mardi 2 Février 2010

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